Cette mise en demeure de l'organisation des droits de l'Homme survient au surlendemain d'un bombardement aérien contre Deir Assafir, une localité au sud de Damas, qui a causé la mort, selon HRW, d'au moins 11 enfants et blessé d'autres par des bombes à sous-munitions.
"Le gouvernement syrien doit cesser immédiatement d'utiliser ces armes hautement dangereuses, qui sont bannies par la majorité des nations", affirme-t-elle.
Selon des témoins, cités par HRW, ces bombes ont visé un groupe d'au moins 20 enfants qui étaient réunis sur un terrain de jeu.
"Cette attaque montre que les bombes à sous-munitions tuent de manière indiscriminée civils et militaires. En raison du terrible préjudice causé aux civils, les bombes à sous-munitions ne doivent jamais être utilisés par qui que ce soit", affirme Mary Wareham, directrice du département de l'armement à HRW.
"Tous les gouvernements, y compris les alliés de la Syrie, doivent condamner l'usage par Damas des bombes à sous-munitions car ces armements sont bannis au niveau international en raison de l'impact sur les civils", ajoute-t-elle.
"Il faut une réaction plus forte pour convaincre le gouvernement syrien de cesser d'utiliser ce genre de bombes", a-t-elle encore dit.
Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont accusé la Syrie de recourir aux bombes à sous-munitions, des armes qui peuvent encore tuer et mutiler après un conflit.
La Syrie n'a pas ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions qui interdit la production, le stockage, le transfert et l'utilisation de cette catégorie d'armes et prévoit la destruction des stocks existants.

