Avec un seul point en quatre journées, le champion de France, néophyte dans cette compétition, ne peut plus prétendre à une qualification au tour suivant mais préserve une infime chance de poursuivre l’aventure européenne en Europa League.
Pour cela, il doit réussir un exploit en s’imposant à Arsenal, avant de récidiver dans quinze jours à la Mosson face aux Allemands de Schalke, leader du groupe B. Et parallèlement, les Anglais ou les Grecs d’Olympiakos Le Pirée doivent perdre leurs deux ultimes rencontres.
Même si l’équipe de René Girard n’entretient guère d’illusions sur son avenir européen, elle désire confirmer à l’échelle continentale les progrès réussis depuis la mi-octobre en L1 et tourner la page d’un mauvais début de saison.
« On va aller là-bas pour faire un match sérieux. On ne peut pas se permettre de lâcher quoi que ce soit. On verra ce qui se passera, mais on va aller jouer notre chance crânement. C’est toujours dangereux de lâcher. On va aller à Arsenal pour essayer de faire quelque chose de bien », prévient Girard.
En dépit de son double échec devant l’Olympiakos, qui a sanctionné ses limites en Ligue des champions et réveillé des tensions dans le vestiaire, Montpellier entrevoit le bout du tunnel en Ligue 1 après un très mauvais départ.
Après cinq défaites lors des neuf journées initiales, qui l’ont plongé en bas de classement, le champion en titre ne perd plus depuis le 19 octobre et l’échec à Rennes (2-1). Il a enchaîné une victoire devant Nice et trois nuls (Troyes, PSG et Valenciennes). Cette série inédite a ranimé un espoir et un état d’esprit jusque-là défaillants.
« L’essentiel est là : le mental, chose que l’on n’avait pas il y a quelques matches. Le tout était de revenir à nos valeurs quelque peu oubliées », se félicitait Girard après le nul (1-1) probant obtenu samedi à Valenciennes, équipe en forme du moment.
Montpellier ne veut donc pas casser ce nouvel élan symbolisé par l’émergence de l’attaquant Gaëtan Charbonnier, auteur de son premier but en Ligue 1.
Titularisé lors de six des huit derniers matches, le jeune avant-centre supplante le décevant argentin Emanuel Herrera dans la succession d’Olivier Giroud. À l’Emirates Stadium, il devra assumer cet héritage dans un duel à distance avec l’ancien Montpelliérain, principal artisan du titre avec 21 buts.
Après un temps d’adaptation, Giroud a trouvé ses repères dans l’équipe d’Arsène Wenger et a convaincu le public londonien en marquant cinq buts lors des cinq derniers matches.
Pour ses deuxièmes retrouvailles avec son ancien club, il fera passer un test à la nouvelle charnière centrale formée de Daniel Congré et Abdelhamid el-Kaoutari. La défense de Montpellier, qui a encaissé deux buts au moins à chaque match de Ligue des champions, peut légitimer ses progrès face à l’arsenal offensif des Londoniens.
Enfin, pour répondre au défi des partenaires de Giroud, Girard pourra compter sur son meneur de jeu Younès Belhanda, absent à Valenciennes en raison d’une suspension. Privé de Souleymane Camara, suspendu, de John Utaka ou Garry Bocaly, blessés, il devra composer avec un effectif réduit et une marge de manœuvre limitée dans ses changements.

