S’il y avait bien un joueur qui méritait les félicitations, c’est sûrement le gardien de Rennes Cheikh Ndiaye : remplaçant, entré en jeu lors de l’expulsion de Costil, Ndiaye a été impérial jusqu’à la 90e minute. Les trois points de la victoire, Rennes les lui doit incontestablement. François Guillot/AFP
Qui l’eut cru ? La célèbre crise d’automne parisienne est de retour ! Au Parc, au coup de sifflet final, la joie de Salma Hayek en tribunes, épouse de François-Henri Pinault, propriétaire de Rennes, tranchait avec la mine sombre des mauvais jours de Carlo Ancelotti.
L’entraîneur italien ne s’est pas réfugié derrière l’absence d’Ibrahimovic, suspendu. « Je n’ai pas peur de dire qu’on est en crise », a asséné l’ancien coach de l’AC Milan, ajoutant : « Nous ne sommes pas encore une équipe. On joue parfois de façon trop individuelle et c’est le problème. » Il y a de la reprise en main dans l’air au Camp des Loges dans la semaine qui vient. Heureusement, l’équipe parisienne s’en sort mieux en Ligue des champions. Il ne manque plus qu’un nul à Kiev cette semaine face au Dynamo pour se qualifier pour les 8es de finale de l’épreuve continentale.
En championnat, le constat est beaucoup plus amer. En dépit des 150 millions d’euros dépensés cet été en recrues, le PSG voit sa place de leader menacée par ses poursuivants.
Ancelotti pourra se repasser le film du match toute la soirée, le mystère restera entier. Le gardien rennais Costil a été exclu à la 25e minute pour une sortie en dehors de sa surface dans les pieds de Ménez, Makoun pour un deuxième carton jaune (52e minute). Entre ces deux actions, Alessandrini (d’un but collector, encore) et Féret avaient marqué pour Rennes et Nene avait cru redonner l’espoir aux Parisiens.
Dans les buts rennais, Ndiaye, dont c’était seulement le 2e match en L1, a signé un match héroïque, également béni des dieux du football, sauvé par sa transversale ou ses montants. Mais comment et pourquoi les Nene, Pastore, Lavezzi et autres n’ont-ils pas pu au moins réduire le score ?
La bronca du Parc des Princes a été monumentale. Et les coups de fil que les dirigeants du Qatar vont adresser à Leonardo, directeur sportif du PSG, risquent d’être remplis de reproches.
Source : AFP

