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La Syrie affirme avoir agi dans le Golan avec l'aval de l'ONU

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad a affirmé mercredi que la Syrie avait agi contre les rebelles dans le Golan après avoir obtenu l'accord de la Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement (UNDOF) entre la Syrie et Israël.

"Certaines forces extrémistes ont pénétré dans la zone démilitarisée, occupé deux ou trois villages, menacé de mort les habitants. Nous avons consulté la mission des observateurs de l'UNDOF qui nous a dit que nous pouvions régler le problème", a-t-il dit à l'AFP, estimant à environ 600 le nombre de ces insurgés.

"Nous avons agi et c'est tout. Nous respectons l'accord de désengagement et nous sommes liés à celui-ci mais notre patience a des limites et Israël doit le savoir", a-t-il ajouté.

A New York, le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a démenti, précisant qu'une telle approbation aurait été une "atteinte" à l'accord de 1974 ayant établi une ligne de désengagement.

"La mission de l'UNDOF n'a pas donné d'accord verbal à cette opération militaire syrienne", a-t-il affirmé, concédant néamoins que l'UNDOF avait bien reçu une lettre de la Syrie et qu'elle y avait répondu.

Pour le vice-ministre syrien, "il s'agit d'une question totalement marginale". "Nous voulions régler ce problème concret car nous ne voulons pas que des innocents meurent et je pense que l'ONU devrait nous aider à faire ce travail plutôt que de permettre à des forces terroristes comme Al-Qaïda de prendre le contrôle de gens dans cette partie de la Syrie et c'est exactement ce qui s'est passé", a ajouté M. Mekdad.

"Bien sûr Israël et ceux qui sont derrière lui sont bons pour faire de grandes déclarations et pour cacher leurs véritables intentions car ils ne voient rien de positif en Syrie à part leur propres intérêts. Mais si Israël veut utiliser la situation pour son propre bénéfice, nous sommes prêts à répondre", a-t-il dit.

Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu'il a annexés, une décision que n'a jamais reconnue la communauté internationale, environ 510 km2 restant sous contrôle syrien.

Dimanche et lundi, les troupes israéliennes ont ouvert le feu au-delà de la ligne de désengagement de 1974, en riposte à des tirs syriens apparemment accidentels, pour la première fois sur le Golan depuis la fin de la guerre de 1973.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad a affirmé mercredi que la Syrie avait agi contre les rebelles dans le Golan après avoir obtenu l'accord de la Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement (UNDOF) entre la Syrie et Israël."Certaines forces extrémistes ont pénétré dans la zone démilitarisée, occupé deux ou trois villages, menacé de mort les habitants. Nous avons consulté la mission des observateurs de l'UNDOF qui nous a dit que nous pouvions régler le problème", a-t-il dit à l'AFP, estimant à environ 600 le nombre de ces insurgés."Nous avons agi et c'est tout. Nous respectons l'accord de désengagement et nous sommes liés à celui-ci mais notre patience a des limites et Israël doit le savoir", a-t-il ajouté.A New York, le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a démenti,...