Dans une interview mardi sur Radio Vatican, le cardinal Robert Sarah, envoyé la semaine dernière par Benoît XVI au Liban pour faire part de la solidarité de l'Eglise à la Syrie, a salué ce pas en avant: "au moins nous avons une structure avec laquelle discuter. Parce qu'auparavant, on se savait pas avec qui s'asseoir et parler", a-t-il observé.
"Nous espérons que cette unification de l'opposition pourra faciliter les négociations. Mais je ne sais pas répondre sur le point de savoir si cette structure sera un évènement positif pour apporter la paix", a-t-il remarqué.
Les autorités syriennes, a estimé le prélat guinéen, "estiment que le Saint-Siège a une voix" dans les efforts pour arrêter cette guerre et elles "espèrent cette possible intervention du Saint-Père"
"Je pense que si la communauté internationale écoute la voix du Saint-Père et décide de s'asseoir pour discuter, nous pouvons trouver une solution", a-t-il dit.
Mgr Mario Zenari, nonce en Syrie, a salué aussi sur Radio Vatican la formation d'une coalition des groupes d'opposition, en estimant qu'elle pourrait engendrer le "résultat positif" de "parler d'une seule voix".
Il a encore salué une "coordination importante", une "plus grande unité au sein de l'opposition, pour arriver à un possible compromis et à dialoguer avec le gouvernement".
Commentant la nomination de George Sabra, un chrétien, comme nouveau président du Conseil national syrien, le plus grand groupe au sein de l'opposition, il a dit interpréter cette nomination "dans un esprit de nécessaire dialogue et réconciliation".
Mais il a admis qu'il était "difficile" d'exprimer pour l'instant un jugement. De fait, M. Sabra a assuré que si l'aide humanitaire était nécessaire, les opposants syriens avaient également besoin d'armes pour se défendre.

