Dans le Golan, où pour la première fois depuis quatre décennies, Israël, qui occupe une partie du plateau, a tiré dimanche des coups de semonce, les combats entre rebelles et soldats se poursuivaient lundi, selon l'OSDH.
Les chasseurs-bombardiers ont mené cinq raids sur Maaret al-Noomane, dans la province d'Idleb (nord-ouest), où rébellion et armée se disputent une portion d'une autoroute stratégique menant à Alep (nord), larguant plusieurs barils remplis d'explosifs, a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.
Les hélicoptères de l'armée ont en outre survolé des zones au sud et à l'ouest de la ville de Rass al-Aïn, à proximité de l'un des deux postes-frontières vers la Turquie encore contrôlés par l'armée, selon lui.
L'armée de l'air a également largué des bombes sur la Ghouta orientale, la campagne qui borde Damas, cible en outre de roquettes de l'artillerie, a indiqué l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins en Syrie.
A Damas même, des violents combats se déroulaient dans le quartier de Tadamoun (sud) et aux abords du camp palestinien de Yarmouk, tuant cinq civils, selon l'ONG, qui fait état de l'arrivée d'importants renforts de l'armée, notamment des chars à Tadamoun.
Dans le nord du pays, plusieurs quartiers de la métropole commerçante d'Alep étaient en proie aux combats et aux bombardements de l'artillerie, poursuit l'OSDH.
A Homs, la "capitale de la révolution" dans le centre du pays, où les troupes mènent "depuis deux semaines une offensive visant à reprendre le contrôle" de quartiers aux mains des rebelles, combats et bombardements étaient également en cours, rapporte l'ONG.
Et à la frontière jordanienne, l'OSDH a fait état de bombardements et de combats dans la province de Deraa (sud), où deux gardes-frontières ont été tués.
Dimanche, 104 personnes ont péri dans les violences en Syrie, en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé qui a fait plus de 37.000 morts, selon l'OSDH.

