Rechercher
Rechercher

Agenda - Hommage

Robert Messarra, nature, nostalgie et spiritualité

Robert Nasri Messarra (1944-2012), peintre-né et de grand talent, artiste à l’âme poète, décédé à Carcassonne (France), incarne la plénitude d’une vocation.
La revue Cedar Wings lui consacrait, en avril-mai 2011, trois pages, avec une sélection de ses tableaux dans sa rubrique : « Des créateurs du Liban ». Il a décrit et exprimé la nature méditerranéenne avec des couleurs vives. Son œuvre ininterrompue durant cinquante ans, bien connue dans le monde, se trouve au Liban, en France, aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Australie...
Il a toujours surpris dans les expositions par son talent, à Beyrouth, Paris, Lyon, Béziers, Strasbourg, Saint-Paul-de-Vence, Bruxelles... Les articles dans la presse française et libanaise sont nombreux ainsi que dans les grandes revues artistiques internationales. Il a obtenu en 1996 la médaille d’argent du Mérite et Dévouement français, et, en 1997, la médaille française de bronze Arts, Sciences et Lettres. Son nom figure dans le Guide Akoun 2011, La cote des peintres, parmi les grands peintres internationaux, et, depuis 1997, dans le Sermadiras, guide de l’art international.
Les tableaux de Messarra, depuis sa première œuvre dans les années 1960 jusqu’à la toile la plus récente et inachevée, La mère et son enfant, traduisent un cheminement spirituel, une signification à la fois pesante, envahissante et sereine qui vous fait tressaillir à tout moment que votre regard effleure la toile. Vous avez la sensation forte et de plus en plus forte, jamais ravagée par la routine, quand vous regardez Jésus crucifié, Les orphelins, Les vendanges, Retour des vendanges, La maison dans la tempête, Le paysan...
Dans Les orphelins, Le semeur, Rencontre... vous avez de longs bras, tendus, déterminés et... impuissants ! Mais jamais des bras baissés, épuisés. La volonté de l’homme est contrariée ou, du moins, affrontée à un destin qui la dépasse. Dans une série de tableaux, La tempête, c’est l’enracinement et le déracinement. La maison et les arbres les plus robustes sont ravagés par la tempête, alors qu’ils s’accrochent davantage au sol, à la terre, leur terre, le Liban natal, pour mieux s’enraciner, et refusent, obstinément, de céder.
Le tableau Lumière hivernale reproduit dans l’encyclopédie : cent ans d’art plastique au Liban (Galerie Chahine, 2 vol., 1982) est une préfiguration de l’éternité. Immobilité. Silence. Quiétude. Le tableau respire la paix finale, absolue, où la matière ne bouge plus, non parce qu’elle est privée de vie, mais parce qu’elle est enveloppée de spiritualité cosmique. Tout a intégré l’harmonie universelle. Sommeil peut-être, mais qui couve la vie, la résurrection. Nature, nostalgie et spiritualité sont trois triptyques de Robert Messarra.

Antoine MESSARRA
Membre du Conseil constitutionnel
Professeur à l’USJ
Robert Nasri Messarra (1944-2012), peintre-né et de grand talent, artiste à l’âme poète, décédé à Carcassonne (France), incarne la plénitude d’une vocation.La revue Cedar Wings lui consacrait, en avril-mai 2011, trois pages, avec une sélection de ses tableaux dans sa rubrique : « Des créateurs du Liban ». Il a décrit et exprimé la nature méditerranéenne avec des couleurs vives. Son œuvre ininterrompue durant cinquante ans, bien connue dans le monde, se trouve au Liban, en France, aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Australie... Il a toujours surpris dans les expositions par son talent, à Beyrouth, Paris, Lyon, Béziers, Strasbourg, Saint-Paul-de-Vence, Bruxelles... Les articles dans la presse française et libanaise sont nombreux ainsi que dans les grandes revues artistiques internationales. Il a obtenu en...