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Présidentielle US 2012

À J-6, Obama au chevet des sinistrés de Sandy

Intempéries Après le passage dévastateur de l’ouragan, New York retrouve péniblement un vernis de normalité.
OLJ
01/11/2012
Barack Obama s’est rendu hier au chevet des sinistrés de l’ouragan meurtrier Sandy, jouant à plein son rôle de chef de l’exécutif. Le dirigeant des États-Unis est ainsi arrivé hier après-midi à Atlantic City, dans le New Jersey, l’un des États les plus durement touchés par le cyclone lundi, pour en évaluer les dégâts avec le gouverneur Chris Christie, à six jours de la présidentielle. En raison de la tempête qui a fait au moins 49 morts en Amérique du Nord, et alors que la vie reprenait peu à peu dans la région malgré d’énormes dégâts, M. Obama a suspendu jusqu’aujourd’hui sa participation à la campagne présidentielle contre son adversaire républicain Mitt Romney. M. Christie, un républicain connu pour son franc-parler, est d’ailleurs l’un des principaux lieutenants de M. Romney, mais le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a affirmé hier que « ce n’est pas le moment de faire de la politique » et que M. Obama se concentrait sur sa tâche de chef de l’exécutif pour coordonner les opérations de l’État fédéral. Conscient du danger d’apparaître indifférent aux souffrances de ses compatriotes, sept ans après l’ouragan Katrina dont la cote de confiance de son prédécesseur George W. Bush avait beaucoup pâti, M. Obama tente de projeter l’image d’un dirigeant tenant fermement la barre. M. Christie n’a eu que des mots aimables pour lui et a salué sa gestion « formidable » de la crise.
M. Obama reprendra le cours normal, c’est-à-dire effréné, des tournées électorales à quelques jours de l’échéance : il est attendu aujourd’hui successivement dans le Wisconsin, puis le Colorado et le Nevada, les deux principaux États-clés de l’Ouest. Signe d’une reprise de la campagne, l’état-major de M. Obama à Chicago a crié victoire et ironisé hier sur le « désespoir » de M. Romney, qui accuse selon un sondage New York Times/CBS un retard de cinq points dans l’Ohio, l’État qui pourrait décider de l’issue de l’élection. Il est aussi légèrement en retrait en Floride et Virginie, même si dans la marge d’erreur selon la même enquête.
De son côté, M. Romney a repris sa campagne à plein régime par la Floride et était confronté à la situation délicate de haranguer ses partisans sans attaquer directement un président en exercice, en pleine situation de crise. À Tampa, il a déroulé son plan économique en cinq points, mais n’a pas employé ses formules choc habituelles contre le président, évitant de ridiculiser sa campagne comme il le faisait jusqu’à ce que Sandy frappe le nord-est du pays. Outre Tampa, Mitt Romney avait prévu deux autres déplacements en Floride hier, près de Miami au Sud et à Jacksonville plus au Nord. Il retourne aujourd’hui en Virginie, puis dans le Wisconsin et l’Ohio demain. Contrairement au président, qui se trouvait hier dans le New Jersey au chevet des sinistrés de Sandy, le candidat républicain n’avait pas prévu à ce stade un déplacement similaire, a déclaré hier Kevin Madden, un de ses proches conseillers. M. Romney a préféré en appeler à la solidarité des Américains pour les sinistrés : « Si vous avez un ou deux dollars à dépenser, s’il vous plaît envoyez-les, et continuez de prier pour tous les sinistrés », a-t-il lancé, près d’écrans géants affichant des messages de la Croix-Rouge.
Hier matin donc, New York s’est réveillée dans des embouteillages monstres et, signe symbolique de la reprise vaille que vaille des affaires, son maire Michael Bloomberg a sonné à 09h30 (13h30 GMT) la cloche de la réouverture de Wall Street. Avec le redémarrage progressif de deux de ses aéroports, du trafic des bus et de certains commerces, New York retrouvait un vernis de normalité.
Mais plus de 500 000 foyers restaient sans électricité, dont la moitié à Manhattan. Les écoles étaient toujours fermées ainsi que la quasi-totalité des tunnels et le métro était encore sous l’eau. Néanmoins, le métro recommencera à fonctionner de manière « limitée » aujourd’hui, a annoncé hier le gouverneur de l’État de New York Andrew Cuomo, lors d’une conférence de presse. En attendant, plus de six millions de foyers étaient toujours sans électricité et ces coupures pourraient durer plusieurs jours, selon les autorités. Le réseau téléphonique et ferroviaire subissait encore de nombreuses perturbations et 2 800 vols étaient annulés dans les aéroports de la côte.

(Source : AFP)

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