Malgré cette marge d’action réduite, il semble que l’initiative du 14 Mars a jeté le trouble dans les rangs du 8 Mars, qui a riposté en s’attachant au gouvernement en place. À ses yeux, ce dernier a en effet fait le maximum en renvoyant l’affaire el-Hassan à la Cour de justice, et en acceptant la participation d’experts étrangers à l’enquête. Pourquoi donc le 14 Mars s’obstine-t-il à boycotter les réunions parlementaires et la table de dialogue ?
Hésitant, le président de la Chambre Nabih Berry ne sait plus trop s’il est convenable d’appeler à une assemblée générale du Parlement le 7 novembre.
Dans ce contexte, les priorités de chaque bloc semblent se singulariser. Pour le 14 Mars, il faut amorcer une nouvelle période de la vie politique au Liban et en exclure les partis qui suivent des agendas extérieurs. Pour le 8 Mars, autant garder le cabinet actuel en attendant que le dialogue règle les choses et pave la voie à un nouveau gouvernement, pour éviter le vide politique. À quoi les députés du 14 Mars répondent : Depuis quand la Constitution permet-elle un vide politique? En effet, le président de la République pourrait lui-même prendre les choses en main en cas de crise, si le gouvernement Mikati se retrouvait à expédier les affaires courantes.
Michel Sleiman, quant à lui, prête l’oreille aux conseils des capitales étrangères, qui incitent au dialogue pour former un gouvernement. Mais pour le 8 Mars, il n’est pas question de former des gouvernements neutres ou technocrates après les accords de Taëf. Le dialogue pourrait-il aboutir ?
Le 14 Mars a vu les déclarations des responsables occidentaux comme une entrave à ces projets. Si les forces du 8 Mars se sont efforcées de les interpréter en leur faveur, en s’attachant au cabinet actuel et en appelant au dialogue, les dirigeants de l’opposition se sont vus obligés de distribuer des communiqués aux ambassades pour clarifier leur plan d’action, encore flou pour beaucoup : faire tomber le gouvernement coûte que coûte. Pour le 14 Mars, tous ceux qui insistent à garder M. Mikati au pouvoir espèrent seulement éviter à l’axe irano-syrien la perte d’un allié fort et la faillite d’un projet, jusque-là en place.
Pendant ce temps, un ministre a estimé que toutes les parties libanaises attendent le résultat de la présidentielle américaine. Un résultat qui pourrait décider de la nature de la période à venir et révéler peut-être une nouvelle prise de position américaine envers le printemps arabe et la crise du Moyen-Orient.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Nous n'attendons rien du tout et de personne. Ce sont les occidentaux qui attendent avant de pouvoir se prononcer et ca s'est leur probleme pas le notre. Nous avons pris les devant car le Liban ne peut plus attendre qui que se soit. Le gouvernement est celui de criminels et il faut s'en debarrasser au plutot. Il faut que le president suive la procedure constitutionelle et en fonction des resultats de ses concertations, choisir un premier ministre qui formera son gouvernement. Tant pis au Hezbollah et a ses compares s'ils ne sont pas capables d'accepter le jeu democratique. Tant pis si le Hezbollah choisit alors la brutalite de la force armee contre la democracie. Il s'exposera devant la scene internationale et arabe et tout le monde pourra le voir totalement sous son vrai visage. Je vous guarantie qu'il n'osera pas car cela signera sa perte, non pas qu'il ne compte pas ses derniers jours. Il les vendra cher mais il est sur le chemin du compte a rebours. Soulevez vous Chiites pour sauver le Liban et prouver que le Liban est un message et nom un nid de terroristes et de criminels!!! Finissons en de "barbe rouge" et du statut de l'ile de la tortue qu'il nous impose!!!
03 h 50, le 01 novembre 2012