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Liban - Politique

Loi électorale : la sous-commission parlementaire a tenu sa première réunion

Les délibérations, dont la teneur a été maintenue secrète, ont porté sur des généralités en attendant la seconde réunion, fixée à demain jeudi.
La sous-commission parlementaire formée la semaine dernière pour tenter de rapprocher les points de vue des divers blocs autour des articles un et deux du projet de loi électorale présenté par le gouvernement, et qui sont relatifs au mode de scrutin et au découpage des circonscriptions, a tenu hier sa première réunion sous l’égide du vice-président de la Chambre, Farid Makari.
Les participants ont décidé de garder leurs délibérations secrètes, mais il semble, d’après les déclarations de membres de la sous-commission, que cette première rencontre s’est limitée à des généralités. La seconde réunion, qui a été fixée à demain jeudi, devrait être l’occasion de discussions plus pointues.
Outre M. Makari, tous les membres de la sous-commission, représentant les principaux blocs parlementaires, ont pris part à la réunion. Il s’agit de Akram Chehayeb, Alain Aoun, Ahmad Fatfat, Ali Bazzi, Samy Gemayel, Georges Adwan, Hagop Pakradounian, Ali Ammar et Serge TerSarkissian.
Au terme de la réunion, tenue dans le bureau de M. Makari au siège du Parlement, le vice-président de la Chambre a déclaré à la presse : « La sous-commission émanant des commissions parlementaires mixtes a tenu sa première réunion en présence de tous ses membres. Il a été convenu d’adopter une méthodologie unique pour examiner les diverses lois électorales. Les participants se sont également mis d’accord pour préserver le secret des délibérations. La prochaine réunion aura lieu le jeudi 18 octobre à 13 heures. »
Pour sa part, Samy Gemayel a indiqué que la sous-commission a « procédé à un tour d’horizon global » et qu’elle « entrera dans les détails au cours de sa prochaine réunion ».
« Nous avons décidé de maintenir la teneur des débats secrète. Je ne vais donc pas donner de détails ni me livrer à des surenchères médiatiques », a ajouté M. Gemayel.
De son côté, Serge TerSarkissian s’est fait l’écho d’une « détermination de tous de parvenir à un résultat sur la loi électorale ». « Les discussions ont été d’ordre général. Chacun a donné son point de vue. Jeudi prochain, nous nous réunirons à nouveau et nous entamerons la discussion autour de l’article 1 (du projet de loi) », a-t-il ajouté.
Quant à Alain Aoun, il s’est félicité du « sérieux » et de « l’importance » de la réunion d’hier. « La discussion a été très franche, mais je n’en dirai pas plus pour empêcher qu’il y ait des fuites. »
Certes, a-t-il poursuivi, « cela ne veut pas dire que nous sommes d’accord avec toutes les propositions, mais le débat est sérieux et tout le monde est satisfait du climat ambiant ».

Polémique
Ces propos conciliants n’ont pas empêché la polémique sur la loi électorale de se poursuivre dans les milieux politiques. Hier, le député Simon Abiramia, membre du bloc du Changement et de la Réforme, s’en est pris aux propos tenus par la veille par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui avait accusé le général Michel Aoun de faire de la « surenchère » en matière de loi électorale.
Les déclarations de M. Geagea sont « erronées », a affirmé M. Abiramia dans une déclaration à la presse, renvoyant au chef des FL l’accusation de se livrer à la surenchère.
Selon le député de Jbeil, M. Geagea est « sorti de l’unanimité maronite requise, parce qu’il a quitté le Liban et s’est rendu en Arabie saoudite pour se mettre d’accord avec (le chef du courant du Futur) Saad Hariri indépendamment de l’entente dont nous étions convenus à Bkerké ».
Par ce comportement, M. Geagea « contourne » les réunions de Bkerké qui avaient adopté en premier la proposition du Rassemblement orthodoxe et en second le projet de proportionnelle sur la base de 15 circonscriptions.
De son côté, le chef du PNL Dory Chamoun, s’est dit opposé à la proportionnelle. En fait, « je ne crois à aucune loi électorale chez nous au Liban du fait du confessionnalisme », a-t-il ajouté, avant de se prononcer en faveur d’un découpage du pays en 88 circonscriptions uninominales, mais sans répartition confessionnelle.
Enfin, le député Tammam Salam a exprimé sa préférence pour les petites circonscriptions qui « limitent l’effet des bulldozers électoraux » et autorisent la relation entre l’élu et ses électeurs.
La sous-commission parlementaire formée la semaine dernière pour tenter de rapprocher les points de vue des divers blocs autour des articles un et deux du projet de loi électorale présenté par le gouvernement, et qui sont relatifs au mode de scrutin et au découpage des circonscriptions, a tenu hier sa première réunion sous l’égide du vice-président de la Chambre, Farid Makari.Les participants ont décidé de garder leurs délibérations secrètes, mais il semble, d’après les déclarations de membres de la sous-commission, que cette première rencontre s’est limitée à des généralités. La seconde réunion, qui a été fixée à demain jeudi, devrait être l’occasion de discussions plus pointues.Outre M. Makari, tous les membres de la sous-commission, représentant les principaux blocs parlementaires, ont pris part...
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