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Inquiétudes de l'ONU quant à la répression des voix critiques en Iran

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a fait part mardi de sa profonde inquiétude après l'arrestation en Iran d'un certain nombre de militants des droits de l'homme, des politiciens, des journalistes et des avocats au cours des deux dernières semaines.


"Cela semble refléter une nouvelle action sévère contre les voix critiques dans ce pays", a déclaré un porte-parole du Haut commissariat, mardi à Genève.
"Des avocats, des défenseurs des droits de l'homme et des medias indépendants ont apporté une contribution essentielle dans les sociétés démocratiques et doivent pouvoir faire leur travail sans être confrontés à de l'intimidation, du harcèlement, des arrestations et de persécutions", a-t-il ajouté.


Le porte-parole a mentionné en particulier l'arrestation le 29 septembre dernier de Mohammad Ali Dadkhah, un avocat défenseur des droits de l'homme, co-fondateur du Centre des défenseurs des droits de l'homme avec Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix 2003.


L'organisation de l'ONU a aussi cité le cas de l'arrestation du fils et de la fille de l'ancien président Akbar Hashemi Rafsanjani. 


Par ailleurs, le porte-parole a rappelé la fermeture la semaine dernière du journal iranien modéré Shargh, qui avait publié un dessin satirique, considéré comme insultant pour les vétérans.
D'autre part, le Haut-commissariat a rappelé l'arrestation la semaine dernière du conseiller presse du président Mahmoud Ahmadinejad, Ali Akbar Javanfekr.


Enfin, le porte-parole a faire part de son inquiétude quant aux accusations lancées contre le bureau de l'agence Reuters à Téhéran de répandre des mensonges et de la propagande.

 

 

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