« Alep brûle et se transforme en tas de ruines au milieu de l’indifférence générale, pour ne pas dire la complicité de toutes les parties concernées par la crise syrienne », s’est indigné le chef du PSP. « Cette complicité aboutit à une hémorragie grave qui dure depuis plus d’un an et demi sans que personne ne réagisse pour tenter de sauver le peuple syrien de l’effusion de sang quotidienne », a-t-il déploré. Pour lui, c’est le régime principalement mais aussi ses alliés et ses partisans, ainsi que, dans une moindre mesure cependant, l’opposition qui sont responsables de la destruction progressive de la Syrie. « Alep brûle, à cause essentiellement du régime syrien qui ne se soucie que de son maintien au pouvoir, même au détriment de l’unité du pays et au prix de centaines de milliers de cadavres et des ruines de ses villes. La Syrie se transforme en désert et des dizaines de villes et de villages ont été détruits en entier. Ses sites touristiques, économiques et sociaux ont été anéantis, mais elle peut se féliciter d’avoir toujours son régime », a-t-il ironisé, mais non sans amertume.
Selon lui, les alliés de la Syrie et notamment la Russie et l’Iran sont tout autant responsables de la destruction de ce pays. « Le pédiatre Ali Akbar Wilayati a réitéré son soutien au régime syrien alors qu’il aurait dû voler au secours des enfants syriens tués tous les jours », a-t-il noté.
« La République islamique aurait dû en outre protéger le patrimoine d’Alep qui n’est pas moins important que celui d’Ispahan ou de Shiraz », a ajouté M. Joumblatt, en prenant des exemples de l’histoire pour dire que même les pires ennemis avaient pu s’entendre durant la Seconde Guerre mondiale pour préserver le patrimoine historique et archéologique de certains pays d’Europe. « La ville d’Alep est en feu et les coupables sont les amis de la Syrie qui publient depuis le début de la guerre des centaines de communiqués de soutien au régime et qui se sont abstenus d’accorder l’appui nécessaire à l’opposition pour accélérer la chute du régime », a-t-il déploré. Et si, à ses yeux, l’opposition syrienne est tout aussi responsable, c’est parce que, « en dépit de ses sacrifices, elle reste fragmentée à cause de l’absence d’un commandement central unifié et de l’incapacité à construire un front de lutte, apte à mettre en place une feuille de route claire et précise, et rassembler autour d’elle tout le potentiel politique, médiatique et logistique, afin de pouvoir faire tomber le régime ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Tiens donc! il s'indigne?? Demain matin, il se lèvera du bon pied et il s'indignera du contraire.
16 h 35, le 02 octobre 2012