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Présidentielle US 2012

Présidentielle US : semaine cruciale avec le premier débat Obama/Romney

Etats-Unis Lors du débat, le moindre faux pas ou l'ombre d'une hésitation dans une réponse peuvent enterrer un candidat.
OLJ/AFP
01/10/2012

Plus de 50 millions de téléspectateurs et 90 minutes pour convaincre les électeurs indécis : le président américain sortant Barack Obama affrontera pour la première fois Mitt Romney mercredi dans un débat axé sur l'économie, à Denver dans le Colorado (ouest).

 

Face au démocrate Obama, l'événement procure une occasion exceptionnelle, mais risquée, pour le candidat républicain à la Maison Blanche de relancer sa campagne, après une longue série de mauvais sondages le donnant perdant, au-delà de la marge d'erreur.

 

Instaurés en 1960, les débats ont acquis une importance historique dans les élections présidentielles américaines. Le moindre faux pas ou l'ombre d'une hésitation dans une réponse peuvent enterrer un candidat. Pour celui à la traîne dans les sondages, un coup d'éclat est indispensable.

 

A l'approche du jour J, chacun des camps a cherché à valoriser les qualités de son adversaire, une stratégie classique des périodes d'avant-débat visant à contenir les attentes pour créer la surprise.

 

"Le président Obama est un orateur surdoué, considéré comme l'un des communicants politiques les plus talentueux de l'histoire récente", a avancé Beth Myers, conseillère de Mitt Romney, vendredi dans un mémorandum cité par des médias.

 

"Nous nous attendons à ce que Mitt Romney soit un débatteur préparé, discipliné et offensif", a noté David Axelrod, plus proche conseiller de Barack Obama, dans une note le même jour. Mais "le poids est sur les épaules de Mitt Romney pour qu'il explique comment un retour à la politique à l'origine même de la crise économique pourrait conduire à un résultat différent".

 

"Je pense qu'il va dire beaucoup de choses inexactes", a lancé Mitt Romney à propos de Barack Obama, lors d'une interview sur ABC le 14 septembre, laissant augurer d'échanges vifs sur la réalité du redressement économique des Etats-Unis.

 

"Le président doit dire aux gens que cela a été très dur depuis le début du mandat, beaucoup de choses ont changé mais il reste encore beaucoup à faire", suggère Bob Shrum, qui a conseillé John Kerry lors de sa campagne présidentielle en 2004.

"Il ne peut pas avoir l'air trop confiant", souligne à l'AFP ce professionnel des campagnes démocrates.

 

Le débat de mercredi soir est le premier d'une série trois, moins de cinq semaines avant le scrutin du 6 novembre. Deux autres débats présidentiels auront lieu le 16 octobre à Hempstead (New York, nord-est) et le 22 octobre à Boca Raton (Floride, sud-est).

Les deux prétendants à la Maison Blanche ont allégé leurs agendas pour préparer l'échéance, le président étant arrivé dimanche dans le Nevada (ouest) et Mitt Romney atterrissant lundi soir à Denver.

 

"Obama doit parler de façon plus concise"

"Le débat présidentiel du 3 octobre est l'événement politique le plus important de la carrière politique de Mitt Romney", a prédit Newt Gingrich, ancien adversaire de la primaire républicaine, dans une tribune.

 

Comme en 2008, ce premier débat sera animé par le journaliste Jim Lehrer, un vétéran des débats présidentiels.

Si les deux hommes, tous deux diplômés en droit de l'université d'Harvard, sont de brillants communicants, Barack Obama passe pour fournir parfois des réponses trop académiques.

 

"Le président Obama doit parler de façon plus concise. Il a tendance à parler trop longtemps", explique à l'AFP Alan Schroeder, auteur d'un livre sur les débats présidentiels.

 

Mitt Romney a l'avantage d'avoir débattu 19 fois pendant les primaires républicaines, face à des concurrents qui n'avaient pas hésité à l'attaquer violemment sur son passé de gouverneur "modéré" du Massachusetts (nord-est).

 

"Pour que ce débat soit utile à Mitt Romney, Barack Obama doit trébucher. Il doit dire quelque chose du niveau des +47%+ de Mitt Romney", estime Leonard Steinhorn, professeur à l'université Américaine, en référence aux propos du candidat, filmés à son insu et diffusés en septembre, dans lesquels il critique les 47% d'Américains ne payant pas d'impôts.

 

 

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Et retrouvez plus d'informations encore dans notre dossier spécial sur la présidentielle américaine.

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