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Liban - Environnement

L’arbre du robinia, star d’une journée à Maasser el-Chouf

Le festival Jabalna décide de véhiculer des informations sur un arbre aux multiples vertus.

Le représentant du ministre de l’Agriculture, Louis Lahoud, s’informe auprès d’exposants sur les produits du terroir.

Le 23 septembre dernier, le village de Maasser el-Chouf a consacré son festival annuel Jabalna à la promotion de l’arbre du robinia (Robinia pseudoacacia, anbar en arabe), à l’occasion de l’année des forêts et de la protection de la biodiversité. L’idée était de promouvoir la plantation de cet arbre pour des raisons économiques et écologiques. En effet, les fleurs odorantes du robinia trouvent un débouché en parfumerie et sont à la source de l’un des miels de printemps les plus réputés – le miel d’acacia –, un miel liquide à la belle couleur ambre clair.
Le robinia n’a besoin ni d’entretien, ni d’eau, ni d’un terrain particulièrement riche et fertile, d’où son intérêt. C’est un arbre pionnier, poussant dans tous les terrains. Il atteint 20 à 30 mètres de haut. Ses fleurs sont blanches, en grappes pendantes et parfumées.
Autre intérêt du robinia : il est utilisé pour « végétaliser » (créer des espaces verts) les sols inertes, grâce à sa résistance au froid et à la sécheresse, et à son pouvoir de fixation de l’azote atmosphérique. Il est largement planté pour stabiliser les terrains sablonneux ou rocailleux. Il est également utilisé comme arbre d’ornement.
Le robinia est largement exploité pour son bois jaune très dur, ne nécessitant pas de traitement et pouvant remplacer les bois exotiques. Il est considéré comme une essence très durable. Il est recherché pour la fabrication de meubles, en remplacement du bois de teck. Grâce à sa croissance rapide, ces utilisations assurent un débouché rémunérateur aux plantations de robiniers. Facile à travailler, le bois de robinier est actuellement valorisé comme bois d’œuvre pour la fabrication de meubles de jardin et d’équipement extérieur. La forte densité du robinier en fait aussi un excellent bois de chauffage.
Le message véhiculé donc au cours de cette journée à Maasser el-Chouf était le suivant : si une municipalité, ou des individus, possèdent un terrain aride non planté, pourquoi ne pas le consacrer au robinia, un arbre aux multiples vertus écologiques et économiques ? Cet arbre, bien que non endémique du Liban, y existe pourtant depuis quelque deux mille ans.
Les vertus du robinia ont été détaillées durant cette journée par Rabiha Sfeir, experte en plantes médicinales et aromatiques, et Yola Noujaim, responsable du Programme de soutien à l’environnement et à la culture des plantes médicinales. À savoir qu’une pépinière de robinias a déjà été établie à Maasser el-Chouf. Pour plus d’informations, appeler le
03-473253.
Était également présent au cours de cette journée Louis Lahoud, représentant du ministre de l’Agriculture. Quant au ministère de l’Environnement, il avait organisé une visite du ministre sénégalais de l’Environnement, Haïdar Ali, un écologiste de renom, qui passait quelques jours au Liban. M. Ali a visité la forêt des cèdres de Maasser el-Chouf (l’une des trois forêts qui forment la réserve naturelle des cèdres du Chouf). Il a exprimé son admiration pour la gestion de cette réserve et l’implication de la communauté locale, estimant que ce site contribue à la préservation de la biodiversité mondiale.
Cette journée n’était pas consacrée qu’au robinia. Les cèdres et la culture locale y ont occupé une large place. Plus de 15 000 visiteurs se sont retrouvés sur la place du village, faisant connaissance avec les produits du terroir, les cultures de montagne et l’artisanat de la région. Des randonnées à la réserve ont été organisées toute la journée. Un groupe d’artistes, parmi lesquels Antoine Kerbage, Ward el-Khal, Wissam Sabbagh, Saad Hamdane, ainsi que l’écrivain Gebran Daher, se sont rassemblés autour du cèdre de Lamartine, l’arbre le plus connu de cette forêt de Maasser el-Chouf.
Le 23 septembre dernier, le village de Maasser el-Chouf a consacré son festival annuel Jabalna à la promotion de l’arbre du robinia (Robinia pseudoacacia, anbar en arabe), à l’occasion de l’année des forêts et de la protection de la biodiversité. L’idée était de promouvoir la plantation de cet arbre pour des raisons économiques et écologiques. En effet, les fleurs odorantes du robinia trouvent un débouché en parfumerie et sont à la source de l’un des miels de printemps les plus réputés – le miel d’acacia –, un miel liquide à la belle couleur ambre clair. Le robinia n’a besoin ni d’entretien, ni d’eau, ni d’un terrain particulièrement riche et fertile, d’où son intérêt. C’est un arbre pionnier, poussant dans tous les terrains. Il atteint 20 à 30 mètres de haut. Ses fleurs sont blanches, en...
commentaires (2)

Génial ce Robinia Moral: Plantons du Robinia partout où il y a un peu de terre Il faudrait que les Messieurs des hautes Sphères s'abaissent à ouvrir leurs yeux ailleurs que sur leurs poches et en prennent graines Pavla Riga

Riga Pavla

01 h 08, le 01 octobre 2012

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Commentaires (2)

  • Génial ce Robinia Moral: Plantons du Robinia partout où il y a un peu de terre Il faudrait que les Messieurs des hautes Sphères s'abaissent à ouvrir leurs yeux ailleurs que sur leurs poches et en prennent graines Pavla Riga

    Riga Pavla

    01 h 08, le 01 octobre 2012

  • Au lieu d'organiser des festivals si riches et si utiles pour le pays sur toute l'étendue du territoire, on les occupe aux pauvres libanais avec le fait historique qui est celui de savoir s'il est plus vitale pour eux d'avoir le wéhhééébbb comme député ou l'érsslééén, Naamtallah-Ftoûhh ou l'intellectuelle Gilberte du même Ftoûhh, ou même n'importe quel autre ramier simonisé ! Ya harâm.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    23 h 42, le 30 septembre 2012

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