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Bulgarie : ouverture du procès de dignitaires musulmans pour islamisme radical

Treize musulmans bulgares, dont la plupart sont des dignitaires religieux, ont comparu mardi matin devant le tribunal de Pazardjik (centre de la Bulgarie), accusés de propagation d'islamisme "radical".

 

Les accusés - des imams, muftis et enseignants - sont suspectés d'appartenir à l'organisation Al-Waqf al-islami, dont le siège est en Arabie Saoudite et qui n'est pas enregistrée en Bulgarie. Elle était active dans les régions de Smolian (sud), Blagoevgrad (sud-ouest) et Pazardjik.

 

Créée aux Pays-Bas, la fondation Al Waqf-Al Islami, financée par des ultra-conservateurs saoudiens, est soupçonnée de liens avec l'organisation islamiste El-Qaëda.

 

Le parquet reproche aux accusés d'avoir prôné de mars 2008 à octobre 2010 leur idéologie "radicale" fondée sur "des éléments du salafisme", au cours de prières dans les mosquées, de conférences et de rencontres dans des cafés.

 

Selon l'acte d'accusation de 124 pages, ils sont responsables de la "dissémination d'une idéologie anti-démocratique, par la propagation de l'idéologie de la branche salafiste de l'islam visant à imposer un Etat du califat".

 

Le procès se déroulera durant cinq séances jusqu'au 28 septembre, le verdict devant être publié environ un mois plus tard. Une quarantaine de témoins et d'experts seront interrogés.

 

Les accusations avaient éveillé de vives protestations de la part du Conseil musulman supérieur, organe dirigeant de la religion musulmane, qui s'était inquiété des "obstacles à la tolérance religieuse en Bulgarie, créés par une islamophobie croissante sur un plan général".

 

Plusieurs experts et défenseurs des Droits de l'Homme ont estimé que ce procès risque de perturber les rapports inter-ethniques et religieux en Bulgarie, pays dans lequel 13% de la population est de confession musulmane, taux le plus élevé au sein de l'Union européenne.

 

Krassimir Kanev, président de l'ONG "Helsiki Committee", a qualifié les accusations d'"inacceptables, infondées, absurdes". Le parquet "établit un rapport inadmissible entre les livres qu'ils (les accusés) possèdent et leurs convictions".

"Il n'y a aucune preuve qu'ils aient prôné une doctrine anti-démocratique et aient appelé à la violence", a-t-il souligné, évoquant l'acte d'accusation.

Treize musulmans bulgares, dont la plupart sont des dignitaires religieux, ont comparu mardi matin devant le tribunal de Pazardjik (centre de la Bulgarie), accusés de propagation d'islamisme "radical".
 
Les accusés - des imams, muftis et enseignants - sont suspectés d'appartenir à l'organisation Al-Waqf al-islami, dont le siège est en Arabie Saoudite et qui n'est pas enregistrée en Bulgarie. Elle était active dans les régions de Smolian (sud), Blagoevgrad (sud-ouest) et Pazardjik.
 
Créée aux Pays-Bas, la fondation Al Waqf-Al Islami, financée par des ultra-conservateurs saoudiens, est soupçonnée de liens avec l'organisation islamiste El-Qaëda.
 
Le parquet reproche aux accusés d'avoir prôné de mars 2008 à octobre 2010 leur idéologie "radicale" fondée sur "des éléments du salafisme", au cours de prières dans les...