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Liban

Vives critiques de Jarrah et Majdalani contre le gouvernement

Les députés Jamal Jarrah et Atef Majdalani ont tous deux critiqué la gestion gouvernementale de la situation de crise dans le pays.
M. Jarrah a ainsi estimé que si les « instruments du régime syrien au Liban se permettent de semer des troubles dans le pays, c’est parce qu’ils savent que le gouvernement, qui obéit aux ordres de Damas, est disposé à assurer une couverture à toutes leurs pratiques ».
Après avoir souligné que seul le président de la République se tient à l’antipode de cette orientation, le député a jugé « erroné de dire que le gouvernement a perdu le contrôle de la situation ». « Il est impliqué dans tout ce qui passe », a-t-il dit, en appelant à « intensifier les mouvements populaires visant à obtenir l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, du Liban ». « Le monde entier sait que notre gouvernement ne peut pas protéger le pays. Nous avons besoin de la communauté internationale pour protéger le Liban et l’aider à dépasser cette période difficile », a soutenu le parlementaire.
À son tour, le député Atef Majdalani s’est dit « étonné de ce que le gouvernement, plongé dans le coma, se soit réveillé seulement pour s’en prendre aux médias ». Il a accusé l’équipe Mikati de « chercher ainsi à couvrir son incapacité à lutter contre le crime organisé, dans une tentative ratée de recouvrer le prestige qu’elle a perdu face aux ravisseurs et aux bandits de grands chemins ».
« Abstraction faite des erreurs que les médias ont pu ou non commettre, la démonstration de force du gouvernement contre les médias est condamnable parce que celui-ci n’est sorti de sa léthargie que lorsqu’il a obtenu un ordre de mission du guide de la République libanaise (en allusion au secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah), qui s’est attaqué aux médias et leur a fait assumer la responsabilité de l’escalade dans le pays », a poursuivi M. Majdalani.
Un comportement d’autant plus condamnable, selon le parlementaire, que l’équipe Mikati « ferme les yeux sur les criminels ». « Est-ce que l’image du ravisseur encagoulé et armé jusqu’aux dents est dangereuse seulement parce que des chaînes de télévision l’ont diffusée ? » s’est-il interrogé. « Il est vrai que les criminels et les bandits en font un peu trop en présence de caméras de télévision, mais pour régler le problème qu’ils posent, il est indispensable de les arrêter et les juger, et non pas de saisir la caméra vidéo et de la briser », a commenté M. Majdalani.
Selon lui, le gouvernement a « perdu son prestige à partir du moment où il n’a pas assuré la couverture politique nécessaire à l’armée et aux Forces de sécurité intérieure pour qu’elles puissent assumer leurs missions ».
Les députés Jamal Jarrah et Atef Majdalani ont tous deux critiqué la gestion gouvernementale de la situation de crise dans le pays.M. Jarrah a ainsi estimé que si les « instruments du régime syrien au Liban se permettent de semer des troubles dans le pays, c’est parce qu’ils savent que le gouvernement, qui obéit aux ordres de Damas, est disposé à assurer une couverture à toutes leurs pratiques ».Après avoir souligné que seul le président de la République se tient à l’antipode de cette orientation, le député a jugé « erroné de dire que le gouvernement a perdu le contrôle de la situation ». « Il est impliqué dans tout ce qui passe », a-t-il dit, en appelant à « intensifier les mouvements populaires visant à obtenir l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, du Liban ». « Le...
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