Le 31 juillet, des rebelles ont exécuté des partisans du régime à Alep, en proie à de violents combats pour le contrôle de cette ville stratégique sise à 355 km au nord de Damas, selon des vidéos diffusées par des militants.
"Nous condamnons avec force ce genre de comportements irresponsables et appelons toutes les forces révolutionnaires et tous les bataillons sur le terrain à condamner de tels actes", a affirmé dans un communiqué l'Armée syrienne libre (ASL) de l'intérieur, formée de déserteurs et de civils armés.
"C'est un acte inacceptable, isolé, illégal, pour lequel nous n'assumons aucune responsabilité", a-t-elle poursuivi.
"Ces actes répréhensibles ne relèvent pas de l'éthique de l'ASL ou de la révolution syrienne. Nous respectons les lois et les conventions internationales, notamment la convention de Genève portant sur les prisonniers", a affirmé l'ASL en appelant à une enquête sur ces exécutions sommaires.
Une vidéo diffusée par des militants montre des prisonniers conduits sur une place où crient des hommes armés :"l'ASL pour toujours"! Les rebelles entourent l'un des captifs, au visage ensanglanté, et le mettent face à un mur où sont alignés d'autres prisonniers.
Les combattants scandent "Dieu est le plus grand" puis ouvrent le feu sur les prisonniers, identifiés comme étant des membres de la tribu "Berri", qui participaient aux combats aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad à Alep.
"Le clan des Berri est fidèle au régime Assad", a commenté Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Mais aucune loi -internationale ou islamique- n'autorise l'exécution d'un prisonnier. C'est un crime, une vengeance", a-t-il déploré.
Le clan des Berri est de confession sunnite alors que le régime Assad est dominé par les alaouites, une émanation du chiisme.

