Le comité exécutif du RD a décidé de confier au vice-président le plus âgé, l’ancien député Ziadé donc, la présidence du parti par intérim jusqu’à la fin du mandat de ce bureau, c’est-à-dire jusqu’à la prochaine élection interne en juillet 2013. Il a également été convenu d’intensifier les réunions du mouvement, qu’elles soient internes ou avec les différents pôles politiques, « afin de montrer clairement la détermination du RD à perdurer ». Un plan visant à relancer les adhésions tous azimuts a été aussi mis sur pied, sans oublier la volonté claire de participer pleinement aux prochaines législatives. En outre, le RD a mis l’accent sur la « Rencontre de la modération civile », lancée à l’initiative de son vice-président Misbah Ahdab, et qui s’active à Tripoli et au Nord.
La réunion d’hier a surtout été consacrée au rappel et à la confirmation des constantes du RD, un mouvement « civil transcommunautaire et transrégional, loin de toute influence extérieure, consacré aux réformes sérieuses et soutenant sans ambages le printemps arabe et le passage pacifique vers la démocratie ». Insistant sur son « indépendance » politique, le RD souligne néanmoins qu’il « n’est pas neutre lorsqu’il s’agit de libertés, d’indépendance, de justice, de souveraineté de l’État, de violence et d’assassinats politiques ».
Enfin, le RD a rappelé les grands thèmes qu’il a développés au cours des six derniers mois. Sur le plan régional : le « repositionnement » de la Turquie, l’Iran qui « épuise » ses cartes, l’Arabie saoudite qui s’emploie à renforcer son rôle, et la bataille visant à la chute du régime syrien qui « ne touche pas la stabilité de la région »... Sur le plan libanais : « recul record » du prestige de l’État (fonctionnaires, institutions, administration, etc.) ; la justice et les services de sécurité « usés et abusés pour des intérêts politiques locaux et régionaux » ; « recrudescence » de la mobilisation communautaire et sectaire et baisse « exceptionnelle » du niveau des discours politiques ; la politique étrangère du Liban « piégée par le concept de la distanciation » et défense « programmée » par « la majorité des ministres des exactions du régime de Damas au Liban et en Syrie » ; « échec » patent du gouvernement et retour « flagrant » des tentatives d’assassinat.


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