La joie de Tony Estanguet une fois la ligne d’arrivée franchie.Olivier Morin/AFP
À 34 ans, Estanguet, déjà sacré en 2000 et 2004, offre à la France son quatrième titre olympique à Londres, après les trois de la natation, avec la Niçoise Camille Muffat (400 m libre), les relayeurs du 4 x 100 m libre et Yannick Agnel (200 m libre).
« Ce n’est pas important d’entrer dans la légende (avec trois titres olympiques, NDLR). L’important, c’est de l’avoir fait, c’est un moment très fort pour moi, il a fallu batailler pendant quatre ans, cela n’a pas été simple pour moi pendant quatre ans, après Pékin (éliminé en demi-finale) », a expliqué le Palois au micro de France 2.
« Le scénario est quand même très bon, je n’ai rien fait d’exceptionnel en demi-finale, je savais que celle allait être dur en finale, il ne fallait surtout pas faire d’erreur et j’y suis parvenu », a ajouté Estanguet, qui a devancé l’Allemand Sideris Tasiadis, meilleur temps de la demi-finale, et le Slovaque Michal Martikan, sacré à Pékin et à Atlanta (1996).
« J’ai essayé de me boucher les oreilles (en attendant dans l’aire de départ alors que son principal rival, le Slovaque Martikan, s’est élancé, NDLR). J’ai entendu qu’il avait pris la tête, mais je suis resté centré sur ma ligne en faisant abstraction de la concurrence. Cela chamboule pas mal au niveau de ce que je ressens, j’ai du mal à tout maîtriser, je suis tellement privilégié de vivre cela », a conclu le triple champion du monde (2010, 2009, 2006).
Sur le parcours de Lee Valley, Estanguet a dominé tous ses adversaires en faisant un parcours sans faute, alors que le Slovène Benjamin Savsek, qui partait en avant-dernière position, a totalement manqué sa finale pour finir 8e et dernier.
(Source : AFP)


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