Ruta Meilutyte. Michael Dalder/Reuters
« Aux Jeux, j’aurai d’abord les pieds sur terre et après la tête dans les nuages ! » avait prédit le Français avant de s’envoler pour ses premiers JO.
Depuis, il navigue en plein rêve olympique. Aligné dimanche en finale du 4x100 m libre, il a été l’auteur d’une course incroyable sur le dernier relais pour passer la star américaine Ryan Lochte et toucher avant lui.
Hier, il a réédité une performance exceptionnelle pour collecter sa première médaille individuelle (en or !) sur un rendez-vous planétaire. La consécration d’un rêve.
Agnel, né à Nîmes, s’est exilé à Nice alors qu’il avait 14 ans pour s’entraîner avec Fabrice Pellerin, qui est toujours son mentor et celui de Camille Muffat, devenue dimanche, à 22 ans, la quatrième championne olympique de l’histoire de la natation française.
À Nice, Yannick Agnel a poli ses ambitions olympiques. « J’y pense depuis que je suis gosse. Bon, d’accord, je suis toujours gosse ! Après, en regardant la télévision, je me suis dit : c’est vraiment ça que je veux faire, je veux être champion olympique. Ça m’a poursuivi jusque-là », raconte-t-il.
Pourtant, Agnel n’a pas d’idole dans les bassins. Mais en tennis, oui. il est fan de Yannick Noah, devenu son ami et une sorte de grand frère il y a un an.
Particulièrement grand (2,02 m) avec une musculature encore à sculpter, Agnel a des qualités aquatiques exceptionnelles, qu’il travaille sans relâche, sept jours sur sept depuis cette saison.
Il veut gagner
Formé sur le demi-fond, il a lâché cette saison le 400 m libre, où il fut champion d’Europe en 2010, pour se concentrer sur le 200 m libre et se consacrer au 100 m libre.
Agnel sait ce qu’il veut : gagner ! Et il cultive une image d’insouciant. Il étonne aussi par la maturité qu’il affiche depuis toujours. Ainsi, en 2009, alors âgé de 16 ans, il avait persisté à nager en short, en pleine euphorie des combinaisons en polyuréthane, à l’origine de nombreux records du monde et interdites depuis.
Impatient de réussir, il s’est parfois brûlé les ailes comme aux Mondiaux 2011 à Shanghai, d’où il revint sans médaille, contre toute attente. Mais cet étudiant en commerce international apprend vite de ses erreurs.
Et il engrange de l’expérience. Notamment en allant se frotter aux nageurs américains, sur leur terrain. Et il décroche deux titres de champion des États-Unis. Peu commun pour un « Frenchie ».
Agnel n’est vraiment pas un garçon comme les autres. Sous des allures de fanfaron, il aime s’isoler, pour lire et écrire.
Tête en l’air – il s’est déjà trompé sur la date de son anniversaire –, il se dit aussi « péremptoire ». Entre pieds sur terre et tête dans les nuages.
Meilutyte championne olympique... à 15 ans
Enfin, la Lituanienne Ruta Meilutyte, 15 ans seulement, est devenue championne olympique du 100 m brasse en s’imposant en finale en 1 min 05 sec 47/100.
L’adolescente a devancé l’Américaine Rebecca Soni, médaillée d’argent aux JO 2008 et double championne du monde en titre (2e en 1’05’’55), et la Japonaise Satomi Suzuki (3e en 1’05’’55). Elle succède au palmarès à l’Australienne Leisel Jones, sacrée en 2008 à Pékin et 5e à Londres.
(Source : AFP)


Et ce n'est pas fini.
20 h 44, le 30 juillet 2012