Rechercher
Rechercher

Sport

France : revivre Pékin sur les rives de la Tamise

L’épéiste double médaillée d’or, Laura Flessel, était la porte-drapeau de la délégation française, hier, lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2012 de Londres.Damien Meyer/AFP

Avec ses jeunes soldats Riner et Lavillenie ou ses vieux grognards Estanguet et Absalon, à la recherche d’un triplé en or, la délégation française, partie pour les Jeux de Londres, espère rééditer sa campagne de Pékin, où le millésime bleu 2008 avait décroché 41 médailles.

Une certitude
L’équipe de France olympique finira loin de son record de 27 titres et 91 médailles des JO de 1900. Mais c’était une autre époque : la Chine n’existait pas sportivement et seuls 24 pays étaient venus à Paris. Sauf catastrophe, elle fera également mieux qu’en 1960, quand elle était repartie de Rome avec un zéro pointé côté titres et cinq médailles pour lot de consolation.
Pour Riner, 23 ans, quintuple champion du monde mais seulement en bronze à Pékin, ce sera l’or ou rien : « Je ne pense qu’à ça depuis quatre ans », reconnaît le colosse guadeloupéen, chef de file d’une équipe de judokas ambitieuse après deux JO sans titre, avec des victoires également espérées de Lucy Décosse ou Audrey Tcheuméo, voire Gevrise Emane ou Ugo Legrand.

Un Manaudou peut en cacher une autre
De même, une médaille, pourquoi pas en or, semble tendre les bras à Renaud Lavillenie, double champion d’Europe en titre à la perche. À condition que le Clermontois oublie son incapacité à passer la moindre barre lors de la réunion de Szczecin, en Pologne, samedi.
Autres podiums potentiels dans le stade olympique de Stratford : le 3 000 m steeple, où Mahiédine Mekhissi, déjà en argent à Pékin, semble seul à pouvoir briser l’hégémonie kényane, et le 200 m, où le « TGV de Culoz », Christophe Lemaître, pourra déployer sa foulée hors norme.
Malgré l’absence d’Alain Bernard, titré à Pékin sur 100 m libre, la France pourrait également trouver de l’or au fond de la piscine avec Camille Lacourt (100 m dos), voire Yannick Agnel (200 m libre) chez les garçons, ou Camille Muffat (200 m libre) chez les filles.
Sans compter sur un exploit toujours possible d’un Manaudou, avec une option sur le petit frère Florent, qui pourrait causer la surprise sur 50 m libre et se faire enfin un prénom dans l’ombre de Laure.
Côté deux-roues, Jeannie Longo, 53 ans, ne sera finalement pas là pour ses 8e Jeux. Mais des titres sont au programme, avec notamment Grégory Baugé, triple champion du monde en vitesse, qui voudra priver l’armada britannique du titre le plus prestigieux sur le vélodrome.
Quant au vététiste vosgien Julien Absalon, il vise un 3e titre olympique d’affilée après Athènes (2004) et Pékin (2008).

Les « experts »
et les « braqueuses »
Ce rêve de troisième titre olympique, deux autres le font aussi. Tony Estanguet, en canoë slalom, après ses médailles d’or de Sydney (2000) et d’Athènes (2004). Et l’épéiste Laura Flessel, porte-drapeau de la délégation française à Londres, après ses deux titres (individuel et par équipe) d’Atlanta il y a 16 ans.
Pour rester au-dessus de cette trentaine de médailles habituelles depuis Barcelone 1992, l’équipe de France pourra aussi compter sur les sports collectifs, avec cinq équipes en lice.
Côté basket, filles et garçons, absents des Jeux depuis 2000, seront en course pour le podium, derrière les inaccessibles « dream teams » américaines.
Reste à espérer que malgré ses lunettes de protection, héritage d’une soirée mouvementée en discothèque, Tony Parker gardera l’œil alerte et saura guider des Bleus orphelins de Joakim Noah, leur pivot des « Bulls » de Chicago, blessé. Et que les « braqueuses » de Céline Dumerc, championnes d’Europe 2009, confirmeront leur invincibilité de 2012.
Pour les « Experts » du hand, héritiers des « Barjots » et des « Costauds », il s’agira d’abord d’oublier l’échec de l’Euro 2012, premier accroc dans un CV parfait depuis le titre de Pékin. Et l’or redeviendra possible. Les filles, qualifiées pour leurs quatrièmes JO d’affilée, viseront, elles, un premier podium.
Enfin, du côté du ballon rond, le Onze de France féminin, récent vainqueur (2-0) des « Nadeshiko », les championnes du monde japonaises, tentera de faire fructifier sa 4e place au Mondial 2010.
Avec ses jeunes soldats Riner et Lavillenie ou ses vieux grognards Estanguet et Absalon, à la recherche d’un triplé en or, la délégation française, partie pour les Jeux de Londres, espère rééditer sa campagne de Pékin, où le millésime bleu 2008 avait décroché 41 médailles.Une certitudeL’équipe de France olympique finira loin de son record de 27 titres et 91 médailles des JO de 1900. Mais c’était une autre époque : la Chine n’existait pas sportivement et seuls 24 pays étaient venus à Paris. Sauf catastrophe, elle fera également mieux qu’en 1960, quand elle était repartie de Rome avec un zéro pointé côté titres et cinq médailles pour lot de consolation.Pour Riner, 23 ans, quintuple champion du monde mais seulement en bronze à Pékin, ce sera l’or ou rien : « Je ne pense qu’à ça depuis quatre...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut