« Je serai là... pour toi », les cris du cœur de Ralda Karam
OLJ /
le 25 juillet 2012 à 00h13
«Je serai là... pour toi», indique-t-elle en titre. Et dans son mot de remerciements à l’adresse de ceux et celles qui lui ont fourni l’occasion de leur être reconnaissante, elle s’empresse de préciser, comme pour lever toute équivoque, que ce livre, elle le dédie (aussi) à ses deux enfants qui lui ont toujours donné, dit-elle, «l’espoir d’aller de l’avant». À ceux qu’intriguerait une si discrète allusion à quelque chose qui fut et qui n’est plus, elle confie dans un murmure: «Les saules parcourus d’échelle et de mes heures// Ne m’auront pas menée dans le pays des fleurs// On aura beau pleurer sur un arbre qui pleure// Les chemins irisés ne soudent pas l’erreur.» Alexandre Najjar, dans sa préface, ne s’y est pas trompé qui a vu dans ce recueil «une symphonie à l’amour et un hymne à la vie». L’avons-nous dit ? Ralda Karam publie là, délicieusement illustrés par Gisèle Tayeh Ghaname, cinquante-huit poèmes ciselés avec un amour qui en dit long sur le soin mis par leur auteur à ne révéler d’elle-même que ce qu’elle veut bien laisser transparaître. Quitte l’instant d’après à regretter ses confidences, se retenant à peine pour ne pas prier son lecteur d’oublier tout. Il aurait tort, le lecteur, de donner suite à cette demande. Car il y a, dans l’écrin de l’ouvrage à couverture sépia, la couleur du passé, avec ses regrets et ses blessures mal cicatrisées. Bah! Qu’importe, l’auteur le dit fort bien, dans un poème-cri du cœur, éloquemment intitulé: «Libérée»: «J’ai condamné l’exutoire de mes sentiments.» On voudrait la croire, s’il n’y avait cet ouvrage.
«Je serai là... pour toi», indique-t-elle en titre. Et dans son mot de remerciements à l’adresse de ceux et celles qui lui ont fourni l’occasion de leur être reconnaissante, elle s’empresse de préciser, comme pour lever toute équivoque, que ce livre, elle le dédie (aussi) à ses deux enfants qui lui ont toujours donné, dit-elle, «l’espoir d’aller de l’avant». À ceux qu’intriguerait une si discrète allusion à quelque chose qui fut et qui n’est plus, elle confie dans un murmure:«Les saules parcourus d’échelle et de mes heures// Ne m’auront pas menée dans le pays des fleurs// On aura beau pleurer sur un arbre qui pleure// Les chemins irisés ne soudent pas l’erreur.» Alexandre Najjar, dans sa préface, ne s’y est pas trompé qui a vu dans ce recueil «une symphonie à l’amour et un hymne à la...
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