Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a salué les insurgés qui combattent les forces régulières dans la capitale, accusant le régime d'avoir transformé les quartiers rebelles en "champ de bataille".
"L'armée régulière lance des tirs de mortiers contre plusieurs quartiers" où sont retranchés des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. "Ca n'a jamais été aussi intense".
"Les combats les plus violents se sont produits dans les quartiers de Tadamone, Kafar Soussé, Nahr Aïcha, Sidi Moqdad (bien Moqdad). Les forces de sécurité tentent de reprendre le contrôle de ces quartiers mais n'y arrivent pas pour le moment", explique-t-il.
Des ambulances transportaient des membres blessés des forces régulières, rapporte également l'OSDH.
La Commission générale de la révolution syrienne, un réseau de militants sur le terrain, rapporte de son côté que des tirs de mortiers ont visé également le quartier de Qadam, faisant des blessés graves en s'abattant sur certaines parties "densément peuplées".
L'OSDH fait état de "morts et de blessés dans les "violents combats" dans ce quartier, sans préciser de bilan dans l'immédiat.
De son côté, l'agence officielle Sana a indiqué qu'"un groupe terroriste qui avait fait exploser des charges dans le quartier de Tadamone a essuyé de lourdes pertes dans ses rangs", sans donner plus de précisions.
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale, la ville syrienne la plus sécurisée par le régime, "pour dénoncer les bombardements et le pilonnage" visant le quartier Tadamone, selon l'OSDH.
"La révolution s'étend et ressère l'étau autour du régime dans des zones où il se sentait à l'abri de la colère du peuple", a réagi Georges Sabra, porte-parole du CNS dans une allocution télévisée diffusée par des chaînes satellitaires arabes.
"Les tirs de mortier, d'artillerie et de balles secouent différents quartiers révoltés de la capitale qui ont été transformés par le régime en champ de bataille", a-t-il ajouté.
Dimanche, les violences ont fait au moins 70 morts --25 civils, 17 combattants rebelles et 28 soldats--, selon l'OSDH qui s'appuie sur un réseau de militants, dont des médecins et des avocats. Parmi les militaires tués figurent au moins 10 soldats morts dans une attaque rebelle.
Sur un autre plan, M. Sabra a affirmé que 1.200 familles sont bloquées depuis des semaines dans la ville de Homs (centre), où les quartiers rebelles sont bombardés sans relâche et que 62 officiers de différents grades ont fait défection la semaine dernière.
Compte tenu des restrictions imposées à la presse par les autorités syriennes et de la décision de l'ONU de ne plus comptabiliser les morts, il est impossible d'obtenir un bilan de source indépendante.
Selon l'OSDH, plus de 17.000 personnes ont péri depuis le début mi-mars 2011 d'une révolte populaire militarisée face à la répression brutale menée par le régime.

