"Les responsables doivent être identifiés pour qu'ils puissent répondre de leurs actes atroces", a déclaré dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
Mme Ashton s'est dite "profondément choquée par les informations sur cette tuerie brutale d'au moins 200 hommes, femmes et enfants dans le village de Treimsa, dans la région de Hama".
"L'utilisation par le régime d'armes lourdes, y compris d'artillerie et d'hélicoptères, qui a été confirmée par les observateurs de l'ONU, est une violation de ses obligations en vertu du plan Annan", a ajouté Mme Ashton.
Le plan Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, prévoit notamment l'arrêt des violences et que l'armée syrienne retire ses armes lourdes des villes rebelles.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), "les bombardements, les opérations militaires et les combats" ont fait plus de 150 morts jeudi dans la localité sunnite de Treimsa.
L'opposition a dénoncé un massacre tandis que le régime évoquait une opération contre des "terroristes".
"Je condamne cette atrocité dans les termes les plus forts possibles", a poursuivi la chef de la diplomatie européenne.
Elle demande que les observateurs de l'ONU aient "un accès immédiat et sans restriction pour vérifier" ce qui s'est passé à Treimsa. "Il ne peut pas y avoir d'impunité pour les auteurs de ces violations des droits de l'Homme", conclut-elle.
M. Annan a estimé que le gouvernement syrien avait "bafoué" les résolutions de l'ONU.


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