« Étant donné le climat fiévreux qui prévaut dans la région, nous essayons autant que possible de calmer le jeu dans le pays pour éviter des dérapages qui peuvent conduire à une situation locale explosive », a-t-il averti dans une intervention téléphonique à un congrès sur « la paix au Liban, entre la réalité des institutions et l’émergence des mouvements extrémistes », organisé par le comité des études au sein du Courant patriotique libre (CPL).
« Il serait stupide de croire qu’il sera possible à qui que ce soit d’échapper à ses conséquences. Ceux qui pensent pouvoir en sortir indemnes signeront ainsi leur fin », a-t-il poursuivi, après avoir exposé la situation dans la région et relevé à quel point le Liban interréagit aux événements qui bouleversent les pays voisins.
Le chef du CPL a ensuite souligné « les tentatives des États-Unis de créer une zone sécurisée au Liban-Nord », accusant Washington de proposer cette zone « afin de pouvoir s’immiscer dans le conflit syrien et de rééditer l’expérience des années 1970 lorsque le Liban était devenu une terre ouverte à tous les étrangers ».
Selon le général Aoun, « ce sont des considérations économiques et de sécurité qui nourrissent aujourd’hui le conflit syrien, sous des prétextes d’institution de la démocratie et de sauvegarde des droits de l’homme ». Il s’est dit persuadé que la guerre en Syrie prendra fin lorsque les États-Unis, la Russie et la Chine parviendront à un accord qui les arrangera. Une entente pareille, a-t-il estimé, « permettra de pousser les mercenaires et les mouvements takfiristes, tels qu’el-Qaëda, vers la Syrie où ils seront liquidés ».
Dans la journée d’hier, M. Aoun s’est entretenu à Rabieh avec le chef des Marada, Sleimane Frangié, puis avec l’ancien ministre, Karim Pakradouni.


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Calmer le JEU ? La sécurité et l'avenir du Pays sont devenus un JEU pour notre Généralissime aux étoiles gagnées en dehors des champs de bataille !
05 h 27, le 10 juillet 2012