Le Conseil national syrien (CNS)
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Créé en août 2011 à Istanbul, le CNS apparaît comme le plus large et le plus représentatif. Il tire sa légitimité d'un double adoubement: celui de l'opposition de l'intérieur et celui de Washington et de Paris, qui le privilégient comme interlocuteur dans l'opposition.
Les pays "amis du peuple syrien" l'ont reconnu comme "un représentant légitime de tous les Syriens".
Composé de 230 membres, dont près d'une centaine vivent en Syrie, le CNS est une coalition des plus importants partis de l'opposition partagée entre islamistes, notamment des membres des Frères musulmans, libéraux et nationalistes. Il exige le départ du président Bachar al-Assad et coordonne avec l'Armée syrienne libre (ASL) qui combat les troupes du régime en Syrie.
Le CNS est actuellement dirigé par le Kurde Abdel Basset Sayda qui a succédé en juin à l'opposant Burhan Ghalioun. La coalition est critiquée notamment pour le manque de coordination avec le terrain et pour la grande influence des Frères musulmans en son sein.
Les Comités locaux de Coordination (LCC)
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Les LCC animent la contestation par quartier et par ville. C'est la principale force d'opposition sur le terrain, composée d'une majorité de jeunes sans passé militant connu, communiquant par les réseaux sociaux, et avec l'extérieur via Skype. Ils ont organisé un système parallèle d'entraide, en particulier pour soigner leurs militants blessés hors des hôpitaux surveillés par les forces de sécurité. Les LCC font partie du CNS mais ont dénoncé à plusieurs reprises leur marginalisation en son sein.
Le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND)
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Le CCCND, dirigé par Hassan Abdel Azim, est basé en Syrie et est toléré par le régime. Il regroupe des partis "nationalistes arabes", kurdes, socialistes et marxistes ainsi que des personnalités indépendantes comme l'économiste Aref Dalila.
Le CCCND, dont l'opposant basé en France Haitham Manaa est une figure de proue, refuse toute idée d'intervention militaire étrangère en Syrie. Une tentative de rapprochement avec le CNS s'est soldée par un échec. Le groupe est proche de la Russie.
La Coalition des forces laïques et démocratiques (CFLD)
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La CFLD s'est réunie pour la première fois à Paris mi-septembre et prône l'instauration d'un Etat laïque. Des partis kurdes, chrétiens assyriens, ou encore musulmans sunnites y participent. La CFLD s'inquiète d'une prédominance des islamistes dans l'opposition et appelle les minorités, en particulier chrétiennes, à rejoindre la contestation.
La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS)
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Créée à la mi-août 2011, la CGRS est une coalition visant à "resserrer" les rangs de l'opposition au plan politique et sur le terrain afin d'aboutir à la chute du régime et à l'établissement d'un Etat démocratique.

