pour le général Aoun, la sécurité ne peut pas être assurée par la négociation.
Aoun a donc commencé par rappeler que Walid Joumblatt avait reçu Shimon Peres à Moukhtara en 1982, alors que Gebran Bassil exige le départ de l’ambassadeur d’Israël à Chypre pour participer à une conférence en 2012, invitant ensuite les Libanais à tirer les conséquences de ces deux faits.
Aoun a aussi raconté qu’à une certaine époque, le chef des SR lui avait dit : « Untel vous attaque régulièrement. Voulez-vous que je le convoque pour lui en faire la remarque ? » Et Aoun aurait répondu : « Surtout pas. Au contraire, vous devez le pousser à me critiquer, car plus il le fait et mieux c’est pour moi »... Il a donc remercié Walid bey pour ses attaques en précisant qu’elles ne font que confirmer « mes propres qualités », avant d’ajouter qu’il ne compte plus répondre à ces attaques.
Le chef du CPL a encore précisé que le député membre du bloc de Joumblatt, Akram Chehayeb, a lui-même reconnu que « Walid bey, le chef de l’État et le Premier ministre se sont mis d’accord pour entraver les projets de Aoun et de Bassil... »
Évoquant ensuite les rumeurs sur des compromis conclus au sujet des frontières maritimes du Liban, Aoun a affirmé que toute modification du tracé des frontières doit être justifiée et préserver les intérêts du Liban. « Nous avons tous intérêt, a déclaré Aoun, au règlement de cette question en préservant les intérêts du Liban car la stabilité dans ces zones nous permettra d’en extraire le pétrole, de compenser les fonds volés et de relancer la vie économique dans le pays. »
Aoun a estimé que les politiciens sont derrière la montée de la tension dans la rue et « qu’ils en sont les complices ». Il a ajouté qu’aujourd’hui, tous ceux qui veulent protester brûlent des pneus, alors que l’État se cantonne dans le rôle de spectateur. Il a ainsi invité les forces de l’ordre à accomplir leur mission, car, selon lui, il ne peut y avoir de stabilité par la négociation. Dans le même contexte, il a critiqué le fait que désormais les forces de l’ordre doivent négocier leur entrée dans les bâtiments publics.
Prié de dire s’il croit à un retour de la pratique des assassinats politiques, Aoun s’est contenté de dire qu’au Liban, tout est possible.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mais ce petit suiviste est le premier complice dans tout ! Dans la montée des tensions au Liban, dans les débordements des milices armées, dans l'inhibition de la vie politique et sociale, et surtout dans les crimes contre l'humanité en Syrie. Zéro crédibilité, zéro légitimité, mais champion de l'hypocrisie et de la langue de bois.
04 h 21, le 27 juin 2012