"Alors que la communauté internationale fait preuve de faiblesse et d'hésitation, le régime syrien, profitant de la protection du Conseil de Sécurité des Nations unies, se livre à une escalade dans sa politique de terreur à l'encontre du peuple syrien" précise le communiqué du CNS.
Le CNS ajoute que le régime a recours à des avions, à son artillerie et à des blindés et qu'il déploie des "milliers de militaires" pour assiéger la ville de Homs (centre) dont plusieurs quartiers sont contrôlés par les rebelles.
Le régime "prive la population d'électricité, d'aliments, de médicaments, de soins et même de pain", ajoute le CNS notant que les zones de Khalidiyeh, Jourat el-Shiah, Qusayr et Al-Qarabees ont été plus particulièrement affectées par ces escalades récentes, de même la zone de Al-Heffah dans la ville côtière de Lattaquieh.
Les forces du régime "ont transformé les écoles en prisons et en bases militaires... et forcé les résidents à fuir leurs maisons afin de vider Homs de ses habitants", souligne le communiqué.
Le CNS appelle le Conseil de sécurité de l'ONU et plus particulièrement la Chine et la Russie à "assumer leurs responsabilités et à réagir aux crimes commis contre les civils en Syrie".
Le CNS estime aussi que Kofi Annan devrait fixer un calendrier pour que les observateurs des Nations unies en Syrie, qui surveillent la trêve théoriquement décrétée le 12 avril mais quotidiennement violée depuis lors, se déploient immédiatement sur les zones ciblées par les attaques.
Le peuple syrien et "son armée libre doivent agir rapidement" pour porter assistance à Homs assiégé ainsi qu'à Al-Heffah pour garantir que la "politique de l'évacuation forcée" ne réussisse pas.

