Le Serbe Novak Djokovic et l’Espagnol Rafael Nadal devront revenir aujourd’hui à partir de 1h00 pour terminer la finale de Roland-Garros qui, après deux interruptions et trois heures de jeu, a été reportée hier en raison de la pluie, selon les organisateurs.
Après trois heures de jeu, le duel entre les deux meilleurs joueurs du monde reste très indécis. Pourtant, Rafael Nadal a longtemps eu le contrôle des opérations. Profitant des difficultés du Serbe au service, le Majorquin a réussi pas moins de sept breaks sur les quatorze premiers jeux de service de son adversaire. Mené 6-4, 5-3 au moment de la première interruption, Djokovic a vu sa situation s’aggraver à la reprise en concédant le deuxième set, mais aussi un break d’entrée dans le troisième. Mené deux sets à rien et deux jeux à rien, il semblait dans une situation presque désespérée.
Huit jeux de suite pour Djokovic !
Mais le numéro un mondial a décidément des ressources invraisemblables. Mené deux manches à zéro par Andreas Seppi en huitièmes de finale, puis contraint de sauver quatre balles de match contre Jo-Wilfried Tsonga en quarts, il a trouvé des ressources étonnantes pour revenir dans la rencontre, qui a basculé de façon aussi inattendue que brutale. Djokovic a en effet réussi à aligner... huit jeux d’affilée, empochant le troisième set 6-2 avant de réussir le break dès le début de la quatrième manche. Cette fois, c’était au tour de Nadal de se retrouver dans les cordes. Furieux, l’Espagnol a demandé à plusieurs fois que le match soit stoppé. Il a fini par obtenir gain de cause, mais bien tardivement et le juge-arbitre, Stefan Fransson, en a pris pour son grade.
Alors qu’il semblait lancé pour de bon vers son septième titre parisien, synonyme de record, Nadal va en tout cas devoir batailler jusqu’au bout. Si Djokovic parvient à s’imposer, ce serait une performance d’anthologie de la part du protégé de Marian Vajda. D’abord parce que Nadal n’a perdu qu’une seule fois dans sa carrière après avoir mené deux sets à rien. C’était en 2005, à Miami, contre Federer, lors de la première grande finale de sa carrière. Qui plus est, le champion de Manacor a gagné 232 matches sur 236 sur terre battue lorsqu’il a remporté... le premier set. C’est dire face à quel défi se retrouve Novak Djokovic. Mais le Serbe, galvanisé par la perspective de réussir le grand chelem, semble désormais capable de tout. Maintenant, chacun des deux joueurs va devoir gérer au mieux la nuit à venir. Entre doutes et espoirs, toujours avec pour horizon l’histoire.



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