Miroslav Klose espère à l’Euro remporter son premier titre international et par la même occasion tenter de battre le record de buts inscrit en sélection, détenu par Gerd Muller avec 68 réalisations. Patrik Stollarz/AFP
Avec l’Allemagne, Klose a tout connu. Arrivé en 2001, il a participé à la finale du Mondial 2002, puis au désastre de l’élimination au 1er tour de l’Euro 2004, avant de prendre part à la renaissance allemande sous la houlette de Joachim Löw.
Après onze années au service de la Mannschaft, il fait aujourd’hui office de « vétéran » dans un groupe qui affiche la plus basse moyenne d’âge parmi toutes les équipes qualifiées, avec un peu plus de 24 ans.
Il peut cependant s’enorgueillir de faire partie de cette poignée de joueurs auxquels Joachim Löw accorde une confiance quasi aveugle. Il incarne à la perfection les qualités que le sélectionneur cherche chez un joueur : engagement, activité, efficacité et surtout humilité.
Klose allie une efficacité redoutable devant le but, un physique puissant, une technique très sûre et une bonne lecture du jeu qui lui permet de participer aux combinaisons à une touche de balle et aussi de délivrer des passes décisives.
Cette adhésion aux préceptes du sélectionneur lui a permis de rester international, même lorsqu’il a perdu sa place de titulaire au Bayern Munich lors de la saison 2010/2011, avant son départ à la Lazio Rome l’été dernier.
Un exil qui lui a réussi puisqu’il a encore marqué 15 buts avec le club de la capitale italienne, toutes compétitions confondues, la saison passée.
Deuxième joueur le plus capé de l’histoire de la Mannschaft, avec 116 matches disputés, il n’a quasiment aucune chance de détrôner Lothar Matthäus, qui en compte 34 de plus.
La barre des 68 buts dans sa ligne de mire
Il n’est en revanche qu’à 5 unités des 68 buts de Gerd Müller, et peut encore devenir le meilleur buteur de la Mannschaft. Ce record serait toutefois plus symbolique qu’autre chose, puisqu’il n’avait fallu que 62 matches au « Bomber » pour atteindre cette marque.
L’Euro 2012, organisée dans sa Pologne natale et en Ukraine, est une occasion en or pour se rapprocher de cet objectif.
Il s’agit en tout cas d’une course contre la montre pour Klose qui dit vouloir encore jouer jusqu’au Mondial au Brésil en 2014, mais qui n’a pas été épargné par les pépins physiques
cette année.
« La fontaine de jouvence n’existe pas. Je travaille dur sur le plan physique », a-t-il glissé hier en conférence de presse.
« J’ai bientôt 34 ans, parfois j’ai des douleurs dans le dos, je dois faire des exercices supplémentaires avant et après l’entraînement, des étirements. Si je néglige cela, je me sens immédiatement moins en forme, moins mobile », a-t-il révélé.
Klose se livre à une concurrence farouche avec Mario Gomez pour le poste de seul attaquant de pointe de la Mannschaft, après que ce dernier lui a déjà ravi sa place au Bayern. Mais il accepte cet état de fait de bonne grâce : « La concurrence, c’est ce qui permet au groupe d’avancer. »
L’attaquant lazial semble partir avec un léger avantage, mais il « ne faut pas sous-estimer Mario Gomez, et (Marco) Reus ne peut pas être écarté non plus » comme une solution en pointe, a-t-il expliqué.
Même s’il ne s’estime pas encore à 100 % de ses capacités, il affirme en être « là où (il voulait) en être à une semaine de la compétition ».
Coéquipier exemplaire, gagné par la sagesse avec l’âge, il a décidé de vivre « une année après l’autre ».
« Je continuerai tant que mes jambes me porteront », a-t-il simplement admis. Et tant qu’elles lui permettront de marquer.

