« Si l’on nous dit que, pour le bien du football, l’équipe nationale ne doit pas aller à l’Euro, ce ne sera pas un problème », a dit Prandelli à la chaîne de télévision Rai, à une semaine du début du tournoi.
Ni l’UEFA ni la Fédération italienne n’ont pour l’heure évoqué une telle possibilité, mais le technicien semble vouloir se préparer à tous les scénarios.
« Il y a des choses plus importantes », a-t-il souligné.
L’affaire a déjà terni l’image de la Squadra Azzurra qui a vu débarquer la police à son centre d’entraînement en début de semaine.
Le défenseur Domenico Criscito a été écarté de la sélection après avoir été informé qu’il faisait l’objet d’une enquête.
Le gardien Gianluigi Buffon et le défenseur Leonardo Bonucci, tous deux retenus pour la compétition, ont démenti des articles de presse faisant état de leur implication dans des paris illégaux.
« Je ne veux parler que de football, mais ce qui est en train de se passer nous oblige à évoquer autre chose. Nous continuons à dire que ceux qui sont impliqués n’iront pas à l’Euro », a dit Prandelli avant de prendre la défense des deux Turinois.
« Buffon est très fort, il a une grosse personnalité. Jusqu’à preuve du contraire, les joueurs de la Juventus ne sont pas sous le coup d’une enquête officielle. »
L’Italie avait remporté la Coupe du monde 2006 dans une atmosphère comparable, une vaste enquête sur des matches truqués en série A étant alors en cours.
Elle avait notamment conduit à la rétrogradation en série B de la Juventus de Turin qui avait été déchue de ses titres de champion d’Italie 2005 et 2006.
©Reuters


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