L'organisation a appelé, dans un communiqué, le médiateur international Kofi Annan, qui doit rencontrer mardi le président Bachar al-Assad selon un responsable syrien, à faire pression sur les autorités syriennes pour qu'elles autorisent l'entrée dans le pays des membres de la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie.
Damas a annoncé dimanche la création d'une commission d'enquête conjointe de l'armée et de la justice pour faire la lumière sur le carnage qui s'est déroulé à Houla (centre) dans la nuit de vendredi à samedi, les pires violences depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 12 avril.
Cette commission doit publier ses conclusions mercredi.
"Il n'est pas envisageable qu'une commission militaire syrienne puisse enquêter de façon crédible sur ce crime atroce alors que tant d'éléments montrent que les forces pro-gouvernementales sont responsables" du massacre, a estimé Sarah Leah Witson, directrice de l'organisation pour le Proche-Orient.
L'organisation souligne que de précédentes commissions d'enquête établies par le régime n'ont donné aucun résultat probant.
Dimanche, le Conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé dans une déclaration adoptée à l'unanimité à l'issue d'une réunion d'urgence à New York, "une série de bombardements par les tanks et l'artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel".
Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général norvégien Robert Mood, a indiqué au Conseil qu'au moins 108 personnes ont été tuées à Houla, dont 49 enfants et sept femmes, précisant selon des responsables onusiens que les victimes ont été notamment atteintes par des éclats d'obus ou exécutées "à bout portant".
Human Rights Watch a de nouveau demandé aux 15 pays membres du Conseil de sécurité d'ordonner une saisine de la Cour pénale internationale au sujet des violences en cours en Syrie, afin de s'assurer que ceux qui portent "la plus grande responsabilité des exactions" soient poursuivis et jugés.


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