"Aujourd'hui à Houla, un village près de Homs, plus de 110 personnes ont été tuées, dont la moitié sont des enfants, par les forces du régime syrien. Certaines des victimes ont été touchées par des bombardements d'artillerie et d'autres, dont des familles entières, ont été massacrées", indique Bassma Kosmani, responsable des relations extérieures pour le CNS.
Ce bilan de 110 victimes donné par le CNS est le double de celui communiqué auparavant vendredi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui évoquait 50 morts et des centaines de blessés.
"Le Conseil National Syrien presse le Conseil de sécurité des Nations unies de convoquer une réunion d'urgence pour examiner la situation à Houla et pour déterminer les responsabilités des Nations unies face à de tels massacres, expulsions et mesures d'immigration forcée qui touchent des zones entières", poursuit Bassma Kosmani dans un communiqué.
Le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, avait jeudi indiqué que le bilan pourrait être beaucoup plus élevé que 50 morts.
"C'est un véritable massacre qui a lieu alors que les observateurs de l'Onu maintiennent le silence", avait dénoncé le chef de l'OSDH dans un appel téléphonique à l'AFP.
"On parle depuis midi de bombardements et aucun des observateurs basés à Homs n'a bougé", a-t-il ajouté s'interrogeant sur le rôle des observateurs des Nations unies déployés depuis avril pour surveiller un cessez-le-feu violé depuis son annonce le 12 avril.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a estimé vendredi que les risques d'un conflit à grande échelle augmentaient en Syrie où, selon l'Onu, jusqu'à 10.000 personnes ont été tuées dans les violences qui durent depuis 15 mois. Un cessez-le-feu a officiellement été mis en place le 12 avril, n'a jamais été respecté.
Selon l'OSDH, ce sont plus de 12.000 personnes qui ont péri en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales.
Le médiateur de l'Onu et de la Ligue arabe, Kofi Annan, doit se rendre à Damas pour la deuxième fois la semaine prochaine pour tenter à nouveau de promouvoir son plan de sortie de crise en six points.

