Le Conseil des ministres, réuni pendant plus de quatre heures mercredi soir au palais présidentiel de Baabda, a exprimé son soutien à l'armée libanaise au moment où certains éléments de l'institution militaire sont mis en cause dans le meurtre, dimanche dernier, d'un dignitaire sunnite hostile au régime de Damas.
Cheikh Ahmad Abdel Wahed a été tué par des militaires libanais à un poste de contrôle routier dans la province d'Akkar, au nord du pays.
"L'incident du Akkar a choqué tous les Libanais et nous devons l'aborder sans aucune ambiguité dans l'intérêt de l'armée et du Liban", a déclaré le ministre de l'Information Walid Daouk qui a donné lecture du communiqué du Conseil des ministres.
Selon le communiqué, le président Michel Sleiman a condamné toute atteinte portée au système judiciaire, notamment en ce qui concerne l'arrestation ou la remise en liberté de tout individu, affirmant que toute opération ou décision est basée sur des données et que le système judiciare a le dernier mot sur ce plan.
De son côté, le Premier ministre Nagib Mikati a souligné que la paix civile est une "ligne rouge", assurant que le gouvernement déploie tous les efforts afin de trouver une issue à la crise.
De son côté, la direction générale de l'armée a appelé dans un communiqué les Libanais à s'abstenir de tout rassemblement de solidarité avec la troupe en raison de la situation délicate au Liban, remerciant tous les Libanais dans toutes les régions pour avoir exprimé leur solidarité.
Le 12 mai, l'arrestation d'un islamiste sympathisant de la révolte syrienne avait déjà mis le feu aux poudres à Tripoli, la grande ville du Nord: des accrochages entre sunnites anti-Assad et alaouites pro-Assad avaient fait dix morts.
Le meutre du cheikh sunnite a provoqué des heurts entre sympathisants et adversaires d'Assad à Beyrouth, faisant deux autres morts.
Mardi, ce sont des chiites en colère qui ont dressé des barrages sur les routes d'un quartier dans la banlieue-sud pour dénoncer l'enlèvement de treize des leurs par un groupe syrien près d'Alep, alors qu'ils rentraient d'un pèlerinage en Iran.
Cheikh Ahmad Abdel Wahed a été tué par des militaires libanais à un poste de contrôle routier dans la province d'Akkar, au nord du pays.
"L'incident du Akkar a choqué tous les Libanais et nous devons l'aborder sans aucune ambiguité dans l'intérêt de l'armée et du Liban", a déclaré le ministre de l'Information Walid Daouk qui a donné lecture du communiqué du Conseil des ministres.
Selon le communiqué, le président Michel Sleiman a condamné toute atteinte portée au système judiciaire,...


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