Évoquant, notamment, la tentative d’assassinat dont il a été la cible récemment à Meerab, le leader des FL a fustigé l’attitude du chef du CPL à cet égard. M. Aoun, rappelle-t-on, avait déclaré récemment qu’il n’était pas convaincu de la véracité des faits concernant la tentative d’assassinat de M. Geagea. « Michel Aoun assume une responsabilité morale pour ce qui a trait aux assassinats politiques depuis 2005 et jusqu’aujourd’hui, a notamment déclaré le leader des FL. J’espère que la vérité à ce sujet n’ira pas plus loin (que la responsabilité morale). En tout état de cause, ce qui est sous-jacent finit toujours par éclater au grand jour. »
M. Geagea a relevé dans ce cadre que parmi les leaders et responsables officiels locaux et étrangers, Michel Aoun « est le seul à n’avoir pas pris les assassinats politiques au sérieux ». « Pour lui, a déclaré le leader des FL, l’assassinat de Samir Kassir n’était pas un assassinat politique, mais il était dû à des considérations personnelles. Pour lui, l’assassinat de Georges Haoui était dû à des causes d’ordre commercial et l’assassinat de Pierre Gemayel s’inscrivait dans le cadre d’un conflit entre les Kataëb et les Forces libanaises. Quant à Rafic Hariri, il a considéré que son martyre a revêtu un caractère familial. Ainsi, Michel Aoun n’a jamais été convaincu de la portée de tous les assassinats politiques perpétrés depuis 2005 par la machine de mort qui prenait pour cible la faction qui est le porte-étendard de la liberté, de la souveraineté et de l’indépendance dans le pays. »
Revenant sur la position de Michel Aoun concernant la tentative d’assassinat perpétrée à Meerab, M. Geagea a déclaré : « Puisque Aoun a mis en doute la tentative d’assassinat dirigée contre moi, pourquoi n’a-t-il pas demandé à ce propos au ministre de la Justice Chakib Cortbaoui, qui fait partie de son camp politique, de lui fournir toutes les données qui sont en sa possession ? Pourquoi n’a-t-il pas entrepris de demander au ministre de la Justice de s’enquérir auprès du juge d’instruction des données qui sont en sa possession ? Pourquoi n’a-t-il pas demandé ces informations à ses amis au sein du gouvernement ou au sein des administrations publiques, de la Direction des renseignements de l’armée, ou des Forces de sécurité intérieure, ou auprès du ministre de l’Intérieur ? »
En conclusion, le leader des FL a souligné qu’il est surprenant de constater que parmi tous les responsables politiques et les officiels sur les plans libanais, arabe et international, seuls Michel Aoun « et son allié, le Hezbollah n’ont pas pris au sérieux la tentative d’assassinat » survenue à Meerab.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ils ont tellement peur de lui à ce Hakim, les ménénés, qu'ils ne savent plus quoi dire.
13 h 16, le 17 mai 2012