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Sport - Football

Une première pour Ribéry, en finale de la Ligue des champions

Suspendu en 2010, Franck Ribéry disputera sa première finale de Ligue des champions samedi face à Chelsea à Munich avec le Bayern, sa dernière chance de brandir un trophée cette saison avec son club et de rejoindre en pleine confiance l’équipe de France pour l’Euro 2012.

Vue aérienne de l’Allianz Arena, le stade de football du Bayern Munich qui accueillera ce samedi la finale de la Ligue des champions entre les Bavarois et les Blues de Chelsea. Marc Mueller/AFP

Le 22 mai 2010, Frank Ribéry quitte le rassemblement des Bleus pour aller à Madrid assister à l’échec (2-0) de son Bayern face à l’Inter, spectateur impuissant en raison d’une expulsion en demi-finale contre Lyon. Ironie du sort, c’est sur la même pelouse de Santiago Bernabeu que Francky et les siens ont arraché au Real le billet pour la finale 2012.
Le Français tient sa finale et ne veut pas laisser passer cette deuxième chance, pour ne pas terminer capot une saison qu’il espérait à la hauteur d’un prétendant au Ballon d’Or en août dernier.
Car si, à 29 ans, il a réalisé statistiquement sa meilleure saison depuis son arrivée en Bavière en 2007 (12 buts et 21 passes décisives en Bundesliga) tout en restant à l’abri des blessures, ses prétentions ont été revues à la baisse au fil des échecs du Bayern sur le plan national.
Passe encore la place de dauphin en Bundesliga. Mais l’ex-Marseillais ne veut surtout pas revivre l’humiliation (5-2) de samedi en finale de la Coupe d’Allemagne face au champion Dortmund, qui a tiré quelques larmes au dur à cuire de Boulogne, réconforté par le massif Manuel Neuer.
« C’est le match le plus important de ma carrière », a-t-il même affirmé, décidé à ne pas laisser au Londonien Florent Malouda le privilège de succéder à Eric Abidal, lauréat l’an dernier avec le Barça.
Sur le rectangle vert, il s’attend à un Chelsea ultradéfensif, un « bloc défensif compact et bien organisé » qui a réussi aux Blues face au Barça de Messi. Il lui faudra donc être au meilleur de sa forme, rapide dans ses dribbles, puissant dans ses accélérations et précis dans ses centres pour créer les occasions de but.
Voire faire trembler lui-même les filets anglais, comme il l’a fait en finale de Coupe, sur un magnifique enchaînement double contact-frappe tendue du gauche !
Cette Ligue des champions, il la veut pour ajouter un premier titre continental à son palmarès riche principalement de deux doublés en Allemagne (2008 et 2010). Mais aussi « pour Uli Hoeness », le président-papa d’un club où il a trouvé une « deuxième famille », surtout depuis l’arrivée du coach Jupp Heynckes, et où l’on apprécie ses blagues potaches.
Sans compter tous les supporteurs qui lui accordent une ovation à chacune de ses sorties et un pays où il sent l’amour qu’il n’a plus en France depuis ses écarts de conduite privés et surtout professionnels lors de l’épisode de Knysna au Mondial 2010, en Afrique du Sud.
Conscient que ce sera « tout ou rien », Ribéry compte sur un petit coup de pouce de la chance. Celle qui « ne sourit qu’aux esprits bien préparés », dirait l’illustre Louis Pasteur...
Le 22 mai 2010, Frank Ribéry quitte le rassemblement des Bleus pour aller à Madrid assister à l’échec (2-0) de son Bayern face à l’Inter, spectateur impuissant en raison d’une expulsion en demi-finale contre Lyon. Ironie du sort, c’est sur la même pelouse de Santiago Bernabeu que Francky et les siens ont arraché au Real le billet pour la finale 2012.Le Français tient sa finale et ne veut pas laisser passer cette deuxième chance, pour ne pas terminer capot une saison qu’il espérait à la hauteur d’un prétendant au Ballon d’Or en août dernier.Car si, à 29 ans, il a réalisé statistiquement sa meilleure saison depuis son arrivée en Bavière en 2007 (12 buts et 21 passes décisives en Bundesliga) tout en restant à l’abri des blessures, ses prétentions ont été revues à la baisse au fil des échecs du Bayern...
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