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La presse libanaise divisée sur les événements à Tripoli

«Le Nord (…) est un Etat qui vend ses habitants au diable».

La presse libanaise était divisée mardi sur les raisons et les conséquences de l'explosion de violence à Tripoli, grande ville du Liban-Nord.

 

Pour an-Nahar, l’arrestation de Mawlaoui est une tentative d’établir un lien "moral" entre les sunnites et le mouvement de contestation en Syrie et d’importer la "guerre" et non pas la "rébellion" syrienne au Liban. Selon le quotidien, les événements de Tripoli marquent le début de la création d’une force armée sunnite qui ferait face au Hezbollah chiite, avec, à terme, l'inévitable affrontement.

 

De son côté, as-Safir estime que les développements à Tripoli visent à évincer l’armée libanaise de Tripoli, car l’institution entrave le transfert d’armes et les déplacements des hommes armés dans la ville. Pour le quotidien, l'explosion de violence à Tripoli "est plus que normale car la situation est critique depuis plusieurs années dans cette région".

 

As-Safir se demande toutefois pourquoi les affrontements se sont cristallisés sur les quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen et non entre les sunnites salafistes et la Sûreté générale, qui est à l’origine de la crise.

 

Pour al-Akhbar, "le Liban-Nord est un Etat qui vend ses habitants au diable". Selon le journal, les autorités sécuritaires du pays utilisent ces habitants pour leurs "sales coups". "Quelqu’un prépare sûrement quelque chose de grandiose à Tripoli, en relation avec la situation en Syrie", prévient le quotidien.

 

De son côté, le journal al-Anwar estime que la politique de retenue du gouvernement face aux événements en Syrie a été mise à mal par les violences à Tripoli. "Le Premier ministre Nagib Mikati abandonne progressivement cette stratégie. Preuve en est, l'approche qu'il a adoptée vis-à-vis des incidents au Liban-Nord et la couverture politique qu'il a assurée à l'armée libanaise".

 

La presse libanaise était divisée mardi sur les raisons et les conséquences de l'explosion de violence à Tripoli, grande ville du Liban-Nord.
 
Pour an-Nahar, l’arrestation de Mawlaoui est une tentative d’établir un lien "moral" entre les sunnites et le mouvement de contestation en Syrie et d’importer la "guerre" et non pas la "rébellion" syrienne au Liban. Selon le quotidien, les événements de Tripoli marquent le début de la création d’une force armée sunnite qui ferait face au Hezbollah chiite, avec, à terme, l'inévitable affrontement.
 
De son côté, as-Safir estime que les développements à Tripoli visent à évincer l’armée libanaise de Tripoli, car l’institution entrave le transfert d’armes et les déplacements des hommes armés dans la ville. Pour le quotidien, l'explosion de violence à Tripoli...