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Liban

Mikati dénonce les deux poids, deux mesures dans l’application des résolutions internationales

M. Kassar a passé en revue avec le chef du gouvernement une série de questions d’ordre socio-économique. Photo Dalati et Nohra

Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a déploré la politique de deux poids, deux mesures pratiquée, selon lui, au niveau de la justice internationale.
M. Mikati s’est exprimé ainsi lors de la cérémonie inaugurale du 27e congrès ministériel de l’Escwa, qui s’est ouvert hier au siège des Nations unies à Beyrouth. Dans son discours, il a ainsi rappelé qu’Israël « viole au quotidien la souveraineté libanaise et maintient l’occupation de plusieurs parcelles du territoire national, au mépris des résolutions internationales correspondantes », avant de relever que cette situation « commande aux Nations unies d’obtenir l’application de leurs propres résolutions ».
Le chef du gouvernement, qui a plaidé pour le droit des Palestiniens à un État indépendant avec pour capitale Jérusalem, « en application des résolutions internationales à ce propos », a mis l’accent sur « une adoption et une application plus équitable des résolutions internationales, notamment pour assurer une paix juste et globale au Moyen-Orient ».
Il a par ailleurs souligné « les transformations radicales qui placent les pays de la région à un tournant historique », en mettant en avant le rôle que « les composantes de toute société, notamment les jeunes, doivent assumer afin de dynamiser leur économie dans une nouvelle optique de développement ». M. Mikati s’est aussi arrêté sur le renforcement de la démocratie dans ces pays, en faisant remarquer que ce processus n’est pas simple. « Bien qu’il puisse être le meilleur modèle historique de liberté, de démocratie, de civilisation, d’interactivité culturelle et de respect des religions et des lois civiles, le Liban continue de développer son système démocratique, en accordant la priorité aux réformes administratives, à la bonne gouvernance, à la citoyenneté et aux lois susceptibles de préserver davantage les libertés, les droits de l’homme et l’égalité », a-t-il dit, avant de faire remarquer que les changements dans le monde arabe « donnent la preuve du lien intrinsèque entre la justice sociale et le concept de développement permanent et équitable ».

Avec Kassar
Sur un autre plan, le chef du gouvernement a reçu au Sérail le président des organismes économiques Adnan Kassar, avec qui il a passé en revue la situation économique et plus particulièrement le marasme qui frappe de nombreux secteurs de la production, ainsi que les revendications des travailleurs et leur impact sur la stabilité socio-économique.
Interrogé plus tard au sujet du projet de relèvement du plafond des cotisations à la CNSS pour couvrir l’augmentation des tarifs hospitaliers, M. Kassar a répondu en exprimant le souhait d’un report d’une semaine de la réunion du conseil d’administration de la CNSS afin de parvenir à une solution satisfaisante pour toutes les parties. « Le conflit ne porte pas sur le principe ou sur le droit des hôpitaux à relever leurs tarifs, mais sur les chiffres contradictoires avancés », a-t-il expliqué, en précisant que le délai d’une semaine réclamé « vise à examiner ces chiffres et s’assurer de leur conformité aux données qui commandent le passage d’un million et demi de livres à deux millions et demi pour les cotisations ».
M. Mikati s’est ensuite entretenu avec une délégation du village de Taanayel, qui conteste la fusion des municipalités de Taanayel et de Zahlé. Il a également accordé audience à une délégation des familles des détenus islamistes de Tripoli, qui a réclamé leur libération, après avoir fait état de « lacunes juridiques qui font qu’ils peuvent rester en prison pour une quarantaine d’années sans jugement ». Le porte-parole de la délégation, Mohammad Sabloukh, a fait état d’un projet d’escalade, précisant que les routes seront coupées à la circulation dans les jours à venir si ces personnes ne sont pas libérées.
Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a déploré la politique de deux poids, deux mesures pratiquée, selon lui, au niveau de la justice internationale.M. Mikati s’est exprimé ainsi lors de la cérémonie inaugurale du 27e congrès ministériel de l’Escwa, qui s’est ouvert hier au siège des Nations unies à Beyrouth. Dans son discours, il a ainsi rappelé qu’Israël « viole au quotidien la souveraineté libanaise et maintient l’occupation de plusieurs parcelles du territoire national, au mépris des résolutions internationales correspondantes », avant de relever que cette situation « commande aux Nations unies d’obtenir l’application de leurs propres résolutions ».Le chef du gouvernement, qui a plaidé pour le droit des Palestiniens à un État indépendant avec pour capitale Jérusalem, « en application des...
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