Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tort de considérer l'Iran comme le principal problème d'Israël, a estimé samedi Shelly Yacimovich, la chef du Parti travailliste (centre-gauche), un des principaux partis de l'opposition.
"C'est une erreur de faire de la menace (nucléaire) iranienne le problème central d'Israël", a déclaré Mme Yacimovich dans une interview à une chaîne de télévision privée.
La nouvelle dirigeante du Parti travailliste a jugé qu'il fallait laisser davantage de temps aux sanctions internationales et souligné la nécessité de "se coordonner entièrement" avec les Etats-Unis sur la question iranienne.
"Une frappe militaire est toujours la dernière option", a-t-elle plaidé.
Les médias israéliens prêtent à M. Netanyahu l'intention de lancer une attaque contre l'Iran afin de détruire ses installations nucléaires, considérées comme une menace stratégique à l'existence d'Israël.
Mais cette option a été vivement critiquée par d'anciens responsables des agences de renseignement israéliennes ainsi que par des chefs militaires, en place ou à la retraite.
Les dirigeants politiques israéliens soufflent le chaud et le froid sur l'éventualité de frappes contre les installations nucléaires iraniennes.
Le gouvernement israélien a récemment appelé à la fermeté le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), dans ses discussions avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé, qui doivent reprendre le 23 mai à Bagdad.
Israël accuse l'Iran de mettre ces négociations à profit "pour gagner du temps". Pour sa part, Téhéran proteste du caractère pacifique de son programme.
M. Netanyahu, qui doute ouvertement de l'efficacité des sanctions contre l'Iran, doit annoncer dimanche des élections législatives anticipées début septembre.
Selon un sondage publié jeudi par le quotidien de gauche Haaretz, pas moins de 48% des Israéliens plébiscitent le Premier ministre de droite comme le meilleur candidat à sa succession.
Il devance de très loin Shelly Yacimovich (15%), Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères et chef du parti Israel-Beiteinou (droite nationaliste), crédité de 9%, et Shaul Mofaz, leader du parti centriste Kadima (6%), aujourd'hui principale force de l'opposition.
La nouvelle dirigeante du Parti travailliste a jugé qu'il fallait laisser davantage de temps aux sanctions internationales et souligné la nécessité de "se coordonner entièrement" avec les Etats-Unis sur la question iranienne."Une frappe militaire est toujours la dernière option", a-t-elle plaidé.
Les médias israéliens prêtent à M. Netanyahu l'intention de lancer une attaque contre l'Iran afin de détruire ses...


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