Capture d'écran du débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. France 2/
Nicolas Sarkozy a reproché mercredi soir à François Hollande, lors de leur débat télévisé, d'avoir cautionné les dérapages et les insultes de ses amis à son endroit, pendant que son rival lui a rétorqué qu'il "aurait du mal à passer pour une victime ou un agneau".
"Quand Axel Kahn (un candidat PS aux législatives à Paris)... compare le rassemblement du Trocadéro hier, pour la fête du travail, au congrès de Nuremberg, est-ce l'esprit de rassemblement ? Avez-vous condamné ces propos", a lancé le président sortant à son adversaire.
"Quand le syndicat de la magistrature s'engage à vous soutenir en violation de toutes les règles syndicales (...) est-ce une preuve de rassemblement ? Quand le premier syndicat français, la CGT, appelle à voter pour le candidat socialiste en violation de toutes les traditions syndicales, est-ce l'esprit de rassemblement ?", a-t-il poursuivi.
"Quand il y a eu un propos désagréable à l'endroit de quelqu'un qui vous est proche, je l'ai condamné", a assuré M. Sarkozy, "quand on m'a comparé à Franco, à Laval, à Pétain, et pourquoi pas à Hitler, vous n'avez pas dit un mot. Quand Mme (Martine) Aubry me traite de Madoff, 183 ans de prison, et que le leader de la famille ne dit rien, c'est qu'il cautionne". "Quand on cautionne des outrances, c'est qu'on a peur, c'est qu'on n'a pas la force de les dénoncer", a-t-il conclu.
"M. Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime et pour un agneau", lui a rétorqué François Hollande.
"Je vais moi-même évoquer tout ce qui a été dit sur moi, vous voulez que je fasse cette liste où tous vos amis m'ont comparé à je ne sais quel bestiaire, animaux de zoo, j'ai eu le droit à toutes les comparaisons les moins flatteuses, j'ai été attaqué sur tous sujets, et vous pensez que j'ai imaginé que c'était vous qui inspiriez ces propos ?", a-t-il demandé.
"Vous avez évoqué même le +procès stalinien+, comme si Staline avait grand chose à voir avec nos propos", a ajouté le candidat PS à l’Élysée, "moi, je condamne tous les excès et je considère que quand nous sommes face à face comme nous le sommes, nous pouvons aller directement à vos bilans, à vos propositions, à mes projets, sans qu'il soit besoin de jouer les victimes".
"Quand Axel Kahn (un candidat PS aux législatives à Paris)... compare le rassemblement du Trocadéro hier, pour la fête du travail, au congrès de Nuremberg, est-ce l'esprit de rassemblement ? Avez-vous condamné ces propos", a lancé le président sortant à son adversaire.
"Quand le syndicat de la magistrature s'engage à vous soutenir en violation de toutes les règles syndicales (...) est-ce une preuve de rassemblement ? Quand le premier syndicat français, la CGT, appelle à voter pour le candidat socialiste en violation de toutes les traditions...

