"Nous appelons le peuple à manifester et à s'exprimer car c'est un droit absolu, les manifestations étant un point essentiel du plan" de l'émissaire international Kofi Annan, affirmé à l'AFP Burhan Ghalioun. Ces manifestations avaient été à chaque fois réprimées par les troupes syriennes.
"Le cessez-le-feu n'a aucune valeur s'il ne permet pas au peuple de manifester et le plan Annan n'a aucune valeur s'il ne permet pas la transition du pays vers un gouvernement démocratique pluraliste", a-t-il indiqué.
"Et le début de ce processus de transition, c'est le droit du peuple à manifester et la liberté de la presse", a poursuivi M. Ghalioun.
Interrogé sur les intentions du régime de Bachar al-Assad concernant le respect du cessez-le-feu entré en vigueur à 03H00 GMT ce jeudi, le chef du CNS a exprimé son scepticisme.
"Nous attendons pour voir, la journée n'est pas terminée, nous ne faisons aucune confiance au régime d'autant plus que les forces armées ne se sont pas retirées encore", a-t-il dit.
Les autorités syriennes ont annoncé qu'elles mettraient fin aux opérations militaires jeudi matin, tout en prévenant que l'armée répondrait à toute attaque "terroriste", en référence aux rebelles qui se sont engagés à respecter l'ultimatum.
"Il y a cessez-le-feu mais ils disent qu'ils sont prêts à tirer à tout moment ... Que signifie cela ?", s'est insurgé M. Ghalioun.
Plus de cinq heures après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à 06H00 (03H00 GMT), aucune violation n'a été constatée mais l'armée n'a toujours pas retiré ses troupes des villes comme le stipule le plan Annan, selon une ONG syrienne et des militants.


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