Stefano Di Battista.
Une date à marquer d’une pierre blanche pour la rencontre, au sommet et inédite, entre Stefano Di Battista et Paolo Fresu. Une très heureuse initiative signée Liban Jazz en collaboration avec la Banque libano-française et l’Institut culturel italien au Liban (IIC Liban).
Paolo Fresu avait enflammé le Music Hall en novembre 2008 avec son Devil Quartet. Et Stefano di Battista s’était lancé, en février 2011, dans ce même haut lieu musical, dans une course effrénée contre le tempo. Tous deux familiers du Festival Liban Jazz, ces artistes – dont les chemins se sont croisés bien des fois – étaient faits pour se rencontrer sur scène. Et offrir un show qui promet d’être mémorable. Le trompettiste sarde et le saxophoniste romain seront entourés de leur garde la plus rapprochée: un sextette inédit qui réunit les meilleurs musiciens d’Italie.
«Le 18 avril, c’est la rencontre choc de deux artistes qui comptent parmi les meilleurs de notre temps (on ne compte plus les récompenses et les Grammy Awards qui les ont distingués) mais aussi celle de deux univers très différents qui trouveront un même point d’encrage sur la scène du Music Hall», a estimé Karim Ghattas, directeur de Liban Jazz.
«Un duel au sommet à faire pâlir d’envie les plus grands festivals de jazz. Je suis heureux que ces artistes/amis aient choisi Beyrouth et Liban Jazz comme terre d’accueil de leur fusion qui promet d’être un moment de musique sensationnel...», conclut Ghattas.
Rappelons que le trompettiste Paolo Fresu a enregistré quelque 300 titres depuis les années 1980. L’Italien a commencé à jouer de la trompette à 11 ans. Il s’est perfectionné au conservatoire de Cagliari. Après avoir obtenu son diplôme en 1984, Fresu ne met pas de temps à récolter les honneurs, dans son pays comme ailleurs en Europe. Marqué par le Miles Davis des années 1950, il développera progressivement un style bien à lui. On lui reconnaît des aptitudes techniques et créatives d’exception. En plus d’enseigner et de tourner, le musicien assume la direction artistique du festival de jazz tenu à Berchidda, sa ville d’origine. En 2010, Fresu a lancé l’album Chiaroscuro en collaboration avec le guitariste américain Ralph Towner, puis un double CD.
Stefano Di Battista a soufflé son premier saxophone à l’âge de 13 ans dans une «banda» (formation composée essentiellement d’enfants et de cuivres). Pendant quelques années, il expérimente la convivialité au sein d’orchestres amateurs, puis découvre le jazz grâce au saxo alto Massimo Urbani. Il décide alors de devenir musicien de jazz, mais s’inscrit au conservatoire, dont il obtiendra le premier prix à 21 ans. Il participe à différents orchestres de pop et de variété pour gagner sa vie, jusqu’à la rencontre décisive avec Jean-Pierre Corno au festival jazz de Calvi. Le musicien l’invite à Paris où son impétuosité et sa vélocité font mouche. A l’aise dans le registre néo-bop, il s’installe en 1994 dans la Ville lumière il publie plusieurs albums dont Volare (1997) et Round About Roma (2004). À l’occasion du centenaire de la disparition de son illustre prédécesseur Charlie Parker, il rejoue son répertoire, sur scène et pour un nouveau disque.
Paolo Fresu avait enflammé le Music Hall en novembre 2008 avec son Devil Quartet. Et Stefano di Battista s’était lancé, en février 2011, dans ce même haut lieu musical, dans une course effrénée contre le tempo. Tous deux familiers du Festival Liban Jazz, ces artistes – dont les chemins se sont croisés bien des fois – étaient faits pour se rencontrer sur scène. Et offrir un show qui promet d’être mémorable. Le trompettiste sarde et le saxophoniste romain seront entourés de leur garde la plus rapprochée: un sextette inédit qui réunit les...


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