"Pendant 48 heures, nous n'allons pas attaquer l'armée, nous nous défendrons seulement. Si les bombardements ne cessent pas et que les chars ne sont pas retirés, nous passerons à l'attaque et intensifierons nos opérations militaires", a prévenu le colonel Kassem Saadeddine, porte-parole des insurgés en Syrie.
Le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan exige de Damas le retrait de ses troupes des villes mardi au plus tard en vue d'un cessez-le-feu, une mesure qui n'a pas été constatée par les militants sur le terrain mais que le pouvoir a assuré avoir entamée.
Le plan donne également aux rebelles 48 heures pour cesser les combats.
Le régime "aurait dû achever le retrait aujourd'hui mais, sur le terrain, nous n'avons constaté aucun pas dans cette direction. Au contraire, les bombardements de l'artillerie et au mortier se poursuivent et des troupes ont été envoyées en renfort dans des régions comme la province de Hama (centre)", a souligné le colonel Saadeddine.
Le responsable rebelle a exprimé son scepticisme. "Nous ne faisons aucune confiance au régime et nous ne nous attendons pas à ce qu'il retire les chars ou cesse le combat", a-t-il indiqué.
Parallèlement, six membres des forces gouvernementales ont été tués à Hassaka (nord-est) dans une attaque par des hommes armés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
La France et la Grande-Bretagne ont également accusé mardi le régime de Bachar al-Assad de ne pas tenir parole, Londres affirmant même que Damas semblait "n'avoir aucune intention de tenir ses engagements".
La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire qui s'est militarisée au fil des mois face à la répression du régime.
L'ASL, qui compte de nombreux militaires dissidents, dit protéger les civils et les villes face à la répression dont certaines étaient encore mardi sous les bombardements de l'armée.

