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Un général syrien ayant fait défection réclame des raids aériens

Les raids aériens contre les unités syriennes chargées de la répression du soulèvement populaire sont le seul moyen d'empêcher une guerre civile à grande échelle, estime le général Moustafa al Cheikh, ancien membre de l'état-major passé dans les rangs des insurgés.

Ces raids, auxquels les puissances occidentales sont toujours hostiles, permettraient de préserver le gros des forces armées et causeraient moins de pertes humaines que des livraisons d'armes aux insurgés, recommandées notamment par l'Arabie saoudite, a-t-il déclaré à Reuters.

"Il n'y aurait pas besoin d'une longue campagne aérienne. Les militaires syriens sont déjà inactifs à 70% et les raids montreraient au peuple syrien que la communauté internationale est réellement avec lui", a poursuivi l'officier, interrogé dans un camp de déserteurs dressé en Turquie, non loin de la frontière.

Les militaires de confession sunnite, majoritaires dans l'armée, sont selon lui cantonnés dans leurs casernes, alors que la répression est confiée aux coreligionnaires du président Bachar al Assad, membre de la minorité alaouite.

Si le chaos règne en Syrie, estime le général, c'est dû aux nombreux civils qui rejoignent les rangs de l'insurrection lorsqu'ils perdent des proches. "Ils ne font pas le poids, mais ils veulent quand même se venger. Ils vont s'enhardir s'ils reçoivent des armes plus sérieuses. Rien ne permettra de les contrôler", dit-il.

Moustafa al Cheikh, qui commandait une unité de l'armée de terre à Alep, a abandonné son poste en janvier pour gagner la Turquie avec sa famille. Huit autres généraux syriens l'ont rejoint depuis au sein du Haut Conseil militaire syrien, qui cherche à coordonner l'action des rebelles.

Sur les 280.000 hommes que compte l'armée syrienne, 50.000 ont déserté et seulement 60.000 participent à la répression du soulèvement contre le régime baassiste, estime l'officier.

"Bachar n'a pas besoin de beaucoup d'infanterie parce qu'il s'en remet à l'artillerie, aux chars et aux unités chargées des missiles commandés par ses fidèles. Lorsqu'ils seront pris pour cibles, il sera finit", assure-t-il.

Les raids aériens contre les unités syriennes chargées de la répression du soulèvement populaire sont le seul moyen d'empêcher une guerre civile à grande échelle, estime le général Moustafa al Cheikh, ancien membre de l'état-major passé dans les rangs des insurgés.
Ces raids, auxquels les puissances occidentales sont toujours hostiles, permettraient de préserver le gros des forces armées et causeraient moins de pertes humaines que des livraisons d'armes aux insurgés, recommandées notamment par l'Arabie saoudite, a-t-il déclaré à Reuters.
"Il n'y aurait pas besoin d'une longue campagne aérienne. Les militaires syriens sont déjà inactifs à 70% et les raids montreraient au peuple syrien que la communauté internationale est réellement avec lui", a poursuivi l'officier, interrogé dans un camp de déserteurs dressé...