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Sport

Paris SG : cette fois serait-elle la bonne ?

Ayew et Sissoko à la lutte pour le ballon lors d’un choc PSG-OM qui a permis aux Parisiens, contre toute attente, d’empocher les trois points de la victoire. Critiqué chaque semaine, le PSG reste néanmoins en tête de la Ligue 1, à égalité de points avec le surprenant Montpellier. Kenzo Tribouillard/AFP

En battant l’OM (2-1) après quatre matches sans victoire, le Paris SG s’est remis dans le sens de la marche et peut toujours croire au titre à sept journées de la fin, d’autant que certains choix radicaux de Carlo Ancelotti se sont avérés payants.
Sakho sur le banc pour la deuxième fois d’affilée, Gameiro et Hoarau également pour laisser place à un trio offensif sans véritable n° 9 : Ancelotti a fait des choix forts avant ce clasico et il en a été globalement récompensé.
En charnière centrale, le duo Alex-Bisevac (dixième formule testée cette saison !) a donné satisfaction, même si Ayew semble bien seul sur l’égalisation marseillaise. Le Brésilien a été dominateur dans les airs, y compris dans la surface adverse où il saute plus haut que Diarra pour redonner l’avantage au PSG. Le Serbe, lui, est plus vif et surtout moins emprunté dans la relance qu’un Sakho qui peut commencer à s’inquiéter à deux mois de l’Euro.
Le message du technicien italien n’est pas non plus des plus aimables pour ses deux avant-centres de métier, Gameiro et Hoarau. Le nouveau système mis en place – une sorte de 4-3-1-2 avec Ménez un peu plus avancé que Nene, et Pastore en retrait – a gêné la défense marseillaise, essentiellement grâce aux efforts de Ménez, buteur et auteur selon son entraîneur d’un « match fantastique », et de Nene, passeur décisif sur corner. Pastore a, lui, de nouveau déçu.

Une saine réaction
« La pression qu’il y a eu avant la rencontre était bonne. On doit mettre la même contre Auxerre car cela renforce notre concentration », a expliqué Ancelotti après la victoire. Effectivement, les Parisiens étaient doublement attendus, après une triste série de quatre matches sans succès, et surtout après le match aller où ils avaient pris une leçon de combat de la part des Marseillais (3-0). Ils ont cette fois été à la hauteur dans l’engagement, notamment lors d’un premier quart d’heure très heurté, où l’on se serait presque cru au début des années 90.
« C’était prévisible qu’il y ait des étincelles au milieu vu la densité des trois Parisiens au milieu », a jugé l’entraîneur marseillais Didier Deschamps après la partie. De fait, le trio Motta, Sissoko, Matuidi a été solide et dissuasif. Seul bémol : les trois hommes ne font pas dans la dentelle et prennent beaucoup de cartons. Sissoko a ainsi été exclu pour la troisième fois de la saison.

Peu de jeu, pas de Pastore
Même une victoire contre l’OM ne peut masquer les insuffisances persistantes du collectif parisien. La qualité de ses individualités permet au PSG de rester en situation d’être champion sans trace de fond de jeu collectif, mais il était parfois étonnant de voir à quel point les Parisiens ont reculé et abandonné le ballon à l’OM.
Le PSG a fini le match avec deux tirs cadrés et une possession de balle inférieure et n’a montré ni supériorité technique ni domination physique.
Paris devra sans doute être meilleur pour finir devant Montpellier et pourrait avoir besoin pour cela d’un Pastore à un tout autre niveau. Défendu après la rencontre par Sirigu – « Il a joué pour l’équipe, il a pris beaucoup de coups, il a créé des espaces » – ou Ancelotti – « Javier a très bien travaillé pendant vingt minutes » – , l’Argentin est sorti sous les sifflets du Parc.
Pour Blaise Matuidi, « il ne faut pas oublier que Javier a 22 ans et que c’est sa première année en France ». « Il est un peu moins bien en ce moment, mais on est derrière lui. Il est talentueux et on a besoin de lui », a ajouté le milieu de terrain français.

           (Source : AFP)
En battant l’OM (2-1) après quatre matches sans victoire, le Paris SG s’est remis dans le sens de la marche et peut toujours croire au titre à sept journées de la fin, d’autant que certains choix radicaux de Carlo Ancelotti se sont avérés payants.Sakho sur le banc pour la deuxième fois d’affilée, Gameiro et Hoarau également pour laisser place à un trio offensif sans véritable n° 9 : Ancelotti a fait des choix forts avant ce clasico et il en a été globalement récompensé.En charnière centrale, le duo Alex-Bisevac (dixième formule testée cette saison !) a donné satisfaction, même si Ayew semble bien seul sur l’égalisation marseillaise. Le Brésilien a été dominateur dans les airs, y compris dans la surface adverse où il saute plus haut que Diarra pour redonner l’avantage au PSG. Le Serbe, lui, est plus...
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