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Liban - Controverse

Le dysfonctionnement du gouvernement au centre des débats politiques

Les scandales qui entachent l’action du cabinet, notamment dans l’affaire des centrales flottantes, ont fait l’objet de nombreuses critiques dans les milieux politiques au cours du week-end.
Effectuant un état des lieux de la situation gouvernementale, le membre du bloc de la Libération et du Développement, le député Ayoub Hmayed, a fait état hier des déceptions accumulées par le citoyen libanais qui, a-t-il dit, observe la « dégénérescence au niveau des prestations du gouvernement et son incapacité à formuler un plan de travail pour la nation qui puisse donner au citoyen une véritable opportunité pour se développer et régler ses problèmes ».
Dans une intervention prononcée au nom du président du Parlement, Nabih Berry, le député a fait assumer au gouvernement la responsabilité et le devoir de répondre aux attentes du peuple et de s’acquitter des promesses exprimées dans la déclaration ministérielle, une occasion selon lui de faire prévaloir un climat positif après « une succession d’amertumes vécues lors des mandats des gouvernements précédents ».
Et M. Hmayed d’appeler les responsables à saisir l’occasion historique qui se présente actuellement afin de commencer à œuvrer en vue d’investir dans les ressources naturelles du pays et dans une loi électorale moderne.
L’ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, a estimé pour sa part que la dernière réunion du Conseil des ministres a été une « véritable déception pour le citoyen ». Selon, bien qu’il est apparu que l’exécutif « a pris un certain nombre de décisions, la façon dont celles-ci ont été prises a démontré que le gouvernement était en train de distribuer des prix de consolations à chacune des parties en présence afin de se maintenir en place et éviter qu’il ne s’effondre ».
Selon lui, il est certes plausible de recourir en principe à la formule des navires producteurs d’électricité, à condition que cette initiative fasse partie d’un plan visant à atteindre les objectifs souhaités, c’est-à-dire de parvenir au point où le Liban peut désormais compter sur des sources fixes pour produire du courant de manière permanente.
D’ailleurs, le recours aux centrales flottantes devrait se faire « sur la base de cahiers des charges compétitifs et transparents, de manière à s’assurer qu’il n’y a pas eu de commissions versées » ici et là, a-t-il ajouté, critiquant la manière dont s’est faite l’opération de l’appel d’offres de la part du ministère.
De son côté, le ministre de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, a indiqué que le gouvernement actuel « est une nécessité en cette période en vue de maintenir la stabilité intérieure et pour le rôle politique que le Liban est appelé à remplir sur le plan régional et local ». Allant dans le même sens que M. Hmayed, le ministre a estimé que la solution pour régler la crise économique consiste à attirer de nouvelles rentrées en profitant de la richesse pétrolière. « Le fait de se dépêcher de régler les dossiers du pétrole et du gaz (...) sert l’intérêt national et celui de l’ensemble des Libanais », a-t-il dit.
Évoquant les problèmes auxquels fait face le gouvernement, le ministre a affirmé : « Qu’ils disent ce qu’ils veulent, mais le gouvernement, et en dépit des circonstances environnantes, a hérité des dettes publiques et de toutes ses tumeurs que l’on peut retrouver dans le corps humain, ainsi que du problème de la nourriture (avariée). » Il a insisté pour dire que tous ces problèmes datent d’un certain temps et que le gouvernement actuel n’a fait que les découvrir.
Le député de la Jamaa islamiya, Imad el-Hout, a estimé pour sa part que le gouvernement en place comprend tous les ingrédients susceptibles de le faire exploser, soulignant toutefois que son mouvement préfère encore traiter avec un gouvernement plein de défauts que de faire face à un vide institutionnel.
Pour le député Nidal Tohmé, « une odeur de compromissions, de transactions et de distribution de quotes-parts émane des dernières décisions du gouvernement ». Toutes ces affaires se concoctent aux dépens de l’État et de la situation financière dans le pays, a-t-il dit.
Effectuant un état des lieux de la situation gouvernementale, le membre du bloc de la Libération et du Développement, le député Ayoub Hmayed, a fait état hier des déceptions accumulées par le citoyen libanais qui, a-t-il dit, observe la « dégénérescence au niveau des prestations du gouvernement et son incapacité à formuler un plan de travail pour la nation qui puisse donner au citoyen une véritable opportunité pour se développer et régler ses problèmes ». Dans une intervention prononcée au nom du président du Parlement, Nabih Berry, le député a fait assumer au gouvernement la responsabilité et le devoir de répondre aux attentes du peuple et de s’acquitter des promesses exprimées dans la déclaration ministérielle, une occasion selon lui de faire prévaloir un climat positif après « une succession...
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