Dans un entretien accordé à la NTV, M. Mikati a affirmé : « Je suis un homme d’institutions. Le dossier sera soumis au Conseil des ministres qui l’examinera et prendra la décision adéquate. »
Et d’ajouter : « Je ne suis pas l’otage d’une position précise et j’espère que l’autre partie ne le sera pas non plus », a-t-il dit, en allusion au ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, qui s’oppose à l’option du chef du gouvernement dans cette affaire.
Pour M. Mikati, l’important est d’obtenir en définitive l’électricité et de préserver les deniers publics, à condition que le dossier ne soit pas politisé, a-t-il insisté.
En réponse à une question, le chef du gouvernement a expliqué qu’après plusieurs réunions tenues par le comité ministériel chargé du dossier, des différends sont apparus sans qu’il n’ait été possible de les résoudre. D’où sa décision de soumettre le rapport dans lequel il exprime son point de vue au gouvernement, ce qui n’empêche pas chacun des ministres d’exprimer le sien. « C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de soumettre l’affaire au Conseil des ministres afin qu’il tranche », a-t-il relevé, s’engageant à se soumettre à la décision prise par l’exécutif, quelle qu’elle soit.
Et M. Mikati d’assurer qu’il y a toujours une solution lorsque l’intention de progresser existe.
« Nous ne voulons plus du replâtrage mais une solution définitive », a-t-il insisté avant d’ajouter que le dossier de l’électricité « n’a pas de couleur politique ». « Ce qui m’importe, c’est de garantir l’électricité 24 h sur 24. Celui qui peut le faire à un prix acceptable est le bienvenu et nous sommes disposés à effectuer avec lui les contrats. »
Interrogé sur l’offre que le Liban aurait reçue de l’Iran, il a expliqué qu’une réunion a eu lieu en Iran en présence d’une délégation de l’EDL. « Nous examinons actuellement l’offre et les prix. Comme je l’ai déjà dit, nous prendrons l’électricité de celui qui est prêt à nous la fournir », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’existence d’un plan visant à embarrasser le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, pour le pousser hors du gouvernement, M. Mikati a répondu que durant toutes les réunions qu’il a eues avec le général Aoun, ils étaient tombés d’accord sur deux principes, à savoir œuvrer dans l’intérêt du citoyen et faire des économies au niveau des dépenses publiques . « Demandez donc à M. Aoun s’il n’est pas d’accord avec ces deux principes », a-t-il dit.
Prié de commenter les rumeurs selon lesquelles il aurait obtenu une offre qui lui aurait été soumise par l’un de ses proches de la famille Ghandour pour assurer les navires producteurs d’électricité, M. Mikati a affirmé défier « toute personne qui prétend que j’ai des relations d’affaires (...) avec M. Ghandour ». « Sa société figure parmi les six qui ont fait des propositions. Je ne suis intervenu à aucun moment pour faire l’intermédiaire » en faveur de cette société, a-t-il martelé, mettant également le ministre de l’Énergie au défi de dévoiler les informations affirmant le contraire.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
VOLONTÉ POPULAIRE LIBANAISE : DIALOGUE ! ENTENTE ! UNITÉ __ Mikati a pleine raison en ce qui concerne les navires d'électricité. Puisse-t-il entendre cet appel aussi.
01 h 02, le 27 mars 2012