Les combats se poursuivent depuis jeudi entre les forces du régime et des déserteurs à Aazaz, dans la province d'Alep, "également bombardée par les troupes et survolée par des hélicoptères de l'armée", a affirmé à l'AFP Mohammad al-Halabi, un militant.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de quatre morts --trois soldats et un déserteur-- dans ces affrontements.
Aazaz, 75.000 habitants, est la plus grande ville de cette province après Alep. Elle est située à 65 kilomètres au nord d'Alep, centre économique et commercial du pays.
Elle représente un enjeu stratégique pour le régime car, en raison de sa proximité avec la frontière turque, de nombreux civils blessés dans la répression ainsi que des déserteurs y transitent.
Par ailleurs, plusieurs quartiers de Homs (centre) étaient bombardés vendredi. "24 obus de mortier sont tombés sur Bab Dreib, Safsafa et Ouarché", a affirmé l'OSDH.
La Syrie est en proie depuis un an à un mouvement de contestation sans précédent, dont le régime ne reconnaît pas l'ampleur, attribuant les violences, qui ont fait plus de 9.100 morts selon l'OSDH, à des "bandes terroristes armées".
Dans le même temps, les militants pro-démocratie ont appelé à manifester comme tous les vendredis en Syrie à l'issue de la prière musulmane de la mi-journée. Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", ils ont annoncé avoir placé cette nouvelle journée de mobilisation sous le slogan: "Damas, nous arrivons".
La capitale est depuis quelques jours le théâtre chaque nuit d'affrontements entre soldats et déserteurs de l'Armée syrienne libre (ASL), composée en majorité de déserteurs.

