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Syrie: l'opposition dénonce la déclaration de l'ONU

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, a dénoncé jeudi la déclaration adoptée la veille à l'ONU pour mettre fin aux violences, estimant qu'elle accorde au contraire un temps supplémentaire au régime pour poursuivre ses exactions.

"De telles déclarations, adoptées alors que se poursuivent les tueries, donnent l'opportunité (au président Bachar al-) Assad de poursuivre sa politique de destruction pour écraser la révolution du peuple syrien", a estimé jeudi Samir Nachar, membre du bureau exécutif du CNS.

"Nous espérions que le Conseil de sécurité parlerait d'une seule voix, non pas au travers d'une déclaration, mais d'une résolution dissuasive et ferme à l'encontre du régime, dont l'objectif serait l'arrêt des tueries continues perpétrées par les forces de Bachar al-Assad et des massacres que subit le peuple syrien", a-t-il déclaré à l'AFP.

La France avait proposé mardi, avant de l'amender pour obtenir l'aval notamment de Pékin et de Moscou, alliés de Damas, une "déclaration présidentielle", qui doit être adoptée par consensus et a moins de poids qu'une résolution.

"Il est temps que le Conseil de sécurité de l'ONU utilise sa force et son pouvoir pour mettre fin" aux violences en Syrie qui ont fait selon une ONG au moins 9.000 morts, a-t-il déclaré, joint par téléphone à Istanbul.

Affirmant qu'"aucun compromis n'est possible avec le régime de Bachar al-Assad", il a jugé que le président syrien "Bachar al-Assad doit partir pour ouvrir la porte à des solutions politiques afin de permettre à la Syrie d'éviter la catastrophe de la guerre civile qui se profile à l'horizon."

"Les tueries du régime poussent les gens à s'armer pour se défendre, cela est légitime. Mais cela va mener à la militarisation et à l'islamisation du conflit", a-t-il mis en garde.

La révolte populaire hostile au régime du président Bachar al-Assad, entrée récemment dans sa deuxième année, est violemment réprimée par l'armée et les forces de sécurité et s'est transformée en insurrection armée.

Le texte adopté mercredi par les 15 membres du Conseil "exhorte" le président syrien Bachar al-Assad et l'opposition syrienne à "oeuvrer de bonne foi" avec Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, et à "appliquer intégralement et immédiatement" son plan de sortie de crise.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, a dénoncé jeudi la déclaration adoptée la veille à l'ONU pour mettre fin aux violences, estimant qu'elle accorde au contraire un temps supplémentaire au régime pour poursuivre ses exactions."De telles déclarations, adoptées alors que se poursuivent les tueries, donnent l'opportunité (au président Bachar al-) Assad de poursuivre sa politique de destruction pour écraser la révolution du peuple syrien", a estimé jeudi Samir Nachar, membre du bureau exécutif du CNS."Nous espérions que le Conseil de sécurité parlerait d'une seule voix, non pas au travers d'une déclaration, mais d'une résolution dissuasive et ferme à l'encontre du régime, dont l'objectif serait l'arrêt des tueries continues perpétrées par les forces de Bachar al-Assad et...