Les manifestants, appartenant en grande partie à la communauté syrienne implantée aux Etats-Unis, marquaient ainsi le premier anniversaire de la révolte réprimée dans le sang par le régime du président Bachar al-Assad.
Sur leurs T-shirts on pouvait notamment lire "Je rêve d'une Syrie libre" ou "Nous n'avons plus peur".
"Nous voulons que le monde en fasse plus, il ne peut pas rester sans rien faire et regarder les gens se faire massacrer", explique Basel al-Chaar, un des organisateurs de l'association "Militants pour une Syrie libre", selon qui "la place de Bachar est à La Haye", siège de la Cour pénale internationale.
Brandissant de nombreux drapeaux syriens à trois étoiles rouges et bandes verte, blanche et noire --drapeau un temps adopté à l'indépendance du pays et depuis récupéré par l'opposition--, les manifestants ont longuement repris les slogans "Bachar doit partir" et "SOS, SOS".
Habitant Indianapolis (Indiana, nord), Shaker Rashid dit être venu avec famille et amis pour soutenir "la lutte pour la liberté et la chute de la dictature d'Assad".
Abou Ramy piétine quant à lui les drapeaux chinois et russe pour protester contre le veto des deux pays aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. De retour à La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud) où il habite, il promet de "brûler ces drapeaux". En montrant un poster du président Barack Obama sur lequel est écrit "Des vies syriennes sont entre vos mains", il se dit remonté contre l'administration américaine qui, en écartant une intervention militaire, "donne le feu vert à Assad pour continuer les tueries".
Mazen Shoukfeh, de Detroit (Michigan, nord) est du même avis. Soutenant une banderole sur laquelle on peut lire "Washington: assez de paroles, des actes, arrêtez le massacre en Syrie", il met en garde le président Obama: "dans ce pays les gens votent et les élections arrivent".


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